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La suppression du numerus clausus est "une erreur" pour le Doyen des doyens qui fait le point sur la nouvelle Paces

C’est une rentrée chargée qui s’ouvre en ce mois de septembre 2020 dans les facultés de médecine de France, marquée par la mise en place de la très attendue réforme de la Paces. Sur fond de crise sanitaire, le Pr Patrice Diot, président de la Conférence des doyens des facultés de médecine fait le point pour Egora sur la nouvelle année commune aux études de santé, la gestion d’un afflux exceptionnel de candidats en temps de Covid, la suppression du numerus clausus, la dématérialisation des cours et la réforme du second cycle.  

 

Egora.fr : Les étudiants sont de retour à l’université après plusieurs mois de fermeture à cause de la crise liée au Covid-19. Comment se passe la rentrée ? 

Pr Patrice Diot : C’est une rentrée dans une ambiance extrêmement concentrée, attentive et vigilante. C’est vrai qu’il y a une ambiance particulière. Ce virus circule toujours et donc on sent partout, pour cette raison et parce qu’on est en train de mettre en place des réformes, une très grosse pression. 

 

Des mesures de dématérialisation des cours ont-elles été prises à cause de la crise sanitaire ? Comment s’organisent les cours, notamment concernant les amphis ?  

Le ministère de l’Enseignement supérieur a demandé à ce que quatre niveaux d’organisation soient anticipés dans les universités. Dans les facultés de médecine, on y était déjà préparés. Le masque est obligatoire dans l’enceinte de l’université, aussi bien à l'extérieur qu’à l’intérieur. Globalement, les enseignements se font beaucoup en présentiel, comme d’habitude, mais il y a un certain nombre d’enseignements qui sont réalisés en distanciel. A la fois à cause des circonstances, mais aussi parce que les réformes qu’on met en place nous avaient de toute façon amenés à anticiper une évolution de la pédagogie et essayer de dématérialiser certains enseignements pour reconcevoir la rencontre enseignant-enseigné autour de l’acquisition des compétences. 

 

La réforme du premier cycle prend effet en ce mois de septembre, elle a été mise en place en pleine crise sanitaire avec un fonctionnement de Parcoursup perturbé. Comment cela a-t-il été géré par les facultés de médecine ? 

Le principal facteur qui a impacté l’été et la rentrée c’est effectivement Parcoursup et surtout, le fait qu’on ait 30.000 bacheliers en plus cette année qui candidatent aux études de santé. Parmi eux, un nombre très conséquent de Bac S mention très bien. Cette crise Covid a probablement conduit des jeunes à s’orienter beaucoup plus que d'habitude vers les études de santé... On a eu un tel afflux de demandes d’inscription entre les Pass* et les L.AS*, que les universités ont été conduites à revoir leur capacité d'accueil. Et c’est compliqué, car le Covid est là et il ne faut pas non plus le négliger. Quelque part, la difficulté de cette rentrée, ce...

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