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"Une folie taxatrice" : Jeunes Médecins appelle l'Ordre à faire machine arrière sur les cotisations des sociétés

Dans un courrier daté du 22 janvier, la présidente du syndicat demande à l'Ordre de "justifier" la majoration des cotisations applicables aux sociétés médicales, voire de revenir "au barème 2025". 

26/01/2026 Par Aveline Marques
Déontologie
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Après la FMF, c'est au tour de Jeunes Médecins de dénoncer haut et fort le nouveau barème de cotisations de l'Ordre des médecins pour l'année 2026. "Si les médecins salariés, les médecins retraités et les médecins libéraux en structure juridique classique (BNC) peuvent apprécier la stabilité de leur cotisation (365€), c’est la douche froide pour les médecins libéraux exerçant en structure de type SEL, SCP, SPFPL", rapporte la présidente du syndicat, Anna Boctor, dans un courrier adressé au président du Cnom, le Pr Stéphane Oustric. 

Alors qu'ils étaient "déjà soumis à une double cotisation" (personnelle + société) mal comprise, ces derniers sont désormais victimes d'une "folie taxatrice", dénonce-t-elle. En effet, la cotisation est désormais multipliée par le nombre d'associés, sans qu'il soit prévu de plafond, pointe la syndicaliste. Ainsi, la cotisation d'une SEL de 15 associés s'élève en 2026 à 8212.5 euros, soit une augmentation de 2150%, calcule Anna Boctor. Cibles des politiques, des hauts fonctionnaires et des médias, les libéraux "ne s'attendaient pas à être attaqués par leurs pairs, sans préavis ni explication".

"Nous comprenons que ces nouveaux modes d’exercice engendrent une augmentation d’activité au sein des CDOM et une hausse des coûts de conseil juridique pour l’analyse de contrats de plus en plus complexes. Cependant, une telle inflation de la cotisation ordinale, maintenue annuellement et non plafonnée, alourdirait de façon inégalitaire les charges de nos confrères exerçant en société", alerte la présidente de Jeunes Médecins.

"Alors que cette forme juridique est devenue de plus en plus incontournable dans l'exercice des médecins libéraux d'aujourd'hui (exercice de groupe, spécialités à fort investissement matériel)", Anna Boctor invite le Cnom et les CDOM à "faire preuve de pédagogie en argumentant cette décision" et en "publiant les chiffres justifiant la majoration des cotisations". Elle demande également à l'Ordre de faire machine arrière, en publiant un rectificatif d'appel à cotisations revenant au barème 2025. "Nous sommes persuadés qu'un barème plus juste, progressif, peut être élaboré pour allouer les moyens supplémentaires nécessaires aux CDOM sans pour autant les mettre en difficulté." 

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Débatteur Passionné
Chirurgie orthopédique et traumatologie
il y a 19 heures
A quand une manif unitaire sous les fenêtres du pseudo président du CNOM qui je le rappelle n'est pas élu au suffrage de ses pairs. Aucune légitimité à parler ou agir en mon nom ni à exercer un racket sous couvert d'une autorité illégitime
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Débatteur Passionné
Oto-rhino-laryngologie
il y a 18 heures
Le CNOM va sans doute argumenter que la vérification des contrats par un avocat spécialisé couterait encore plus cher Mais : 1. Les conseillers ordinaux ne sont pas avocats 2. Un contrat est validé une fois et reste en vigueur jusqu’à un éventuel avenant 3. Le Cnom pourrait facturer chaque contrat et ses avenants, Aucune raison qu’il facture annuellement, un peu comme un abonnement 4. Dans ce rôle de contrôleur (assez éloigné de l’esprit d’un ordre professionnel) le cnom pourrait être mis en concurrence avec des cabinets privés Dans le cas présent il s’arroge un monopole très discutable
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3,6 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 21 heures
Les CDOM pourraient ils nous préciser ses nouvelles orientations qui justifieraient de telles ponctions , surtout dans un contexte économique défavorable pour tout le monde et où les jeunes médecins quelque soit la spécialité , réfléchissent 7 fois avant de s'installer pendant que les anciens partent en retraite sans successeur . C'est tout simplement décourageant .
 
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