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Parkinson : la France est "en retard" face à cet enjeu, estime l'association France Parkinson
De nombreuses lacunes et idées reçues persistent concernant Parkinson, maladie dont les Français ont tendance à sous-estimer les manifestations. Tels sont les principaux enseignements d'une enquête menée par Viavoice auprès du grand public pour l'association France Parkinson, à l'occasion de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson (11 avril).
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La maladie de Parkinson est une pathologie chronique fréquente, dont l’incidence est en augmentation exponentielle. Plus de 270 000 personnes sont actuellement touchées en France, et, selon des projections récentes, leur nombre pourrait tripler d’ici 2050.
Malgré cette fréquence, les représentations de cette maladie dans la population générale sont largement biaisées. Ainsi, selon l’enquête Viavoice, 99 % des personnes interrogées déclarent connaître la maladie de Parkinson, dont 62 % précisément. Cependant, l’image de la maladie est largement cantonnée aux tremblements, cités parmi les symptômes les plus fréquents par plus de 7 répondants sur 10, "alors même qu’un tiers des patients n’en présente pas", rappelle France Parkinson dans un communiqué accompagnant la présentation de ces résultats.
Les Français connaissent assez peu les symptômes moteurs qui sont très courants et très invalidants, et qui ne sont pourtant cités que par moins de 3 sondés sur 10. Or, par exemple, la lenteur des mouvements concerne près de 90 % des patients ; et la raideur, 85 %.
En outre, 4 répondants sur 10 pensent qu'il existe des troubles cognitifs au cours de la maladie de Parkinson, reflétant ainsi une confusion avec la maladie d’Alzheimer.
Autre idée reçue : l'âge des patients. Les Français n’ont, en effet, pas conscience que la maladie de Parkinson touche de plus en plus de jeunes, et que 20 % des patients sont diagnostiqués avant 65 ans.
Enfin, les Français sous-estiment largement la fréquence de la maladie : seuls 18 % savent qu'elle touche environ 1 adulte sur 250. Les autres la considèrent comme une maladie rare, qui toucherait 10 (pour 53 %) à 100 fois (29 %) moins de personnes que la réalité. En outre, seuls 58 % des Français savent que la maladie est en progression.
Pour France Parkinson, cette pathologie n'est pas assez mise sur le devant de la scène, contrairement à d’autres pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni : "La France accuse un retard préoccupant dans la reconnaissance de cet enjeu, à la hauteur de sa gravité", affirme l’association. Elle alerte sur "l'urgence" de la situation et à la nécessité d'une réponse sociétale globale : "Il est temps d'ouvrir les yeux. Changer le regard, c'est déjà changer la réalité. Car la mobilisation des pouvoirs publics dépend aussi de la prise de conscience collective."
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Références :
France Parkinson (31 mars).
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