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Psoriasis : découverte d'une origine génétique pour certains cas jusqu'à présent réfractaires aux traitements

Des chercheurs français viennent de mettre en évidence une origine génétique pour certains cas de psoriasis. Cela expliquerait pourquoi certains patients ne répondent pas aux traitements habituels.

20/07/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Dermatologie
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Ces scientifiques de l'Institut Imagine (Paris), de l’hôpital Saint-Louis (AP-HP), et de l'université Paris-Cité ont ainsi montré que certains psoriasis sont causés par une mutation rare du gène ADAR1. "Leur psoriasis n'est tout simplement pas la même maladie que celle des autres patients", est-il écrit dans un communiqué accompagnant la parution de ces résultats dans le Journal of Experimental Medicine.

Le gène ADAR1 joue un rôle dans la réponse immunitaire et inflammatoire en empêchant une inflammation inappropriée de l'organisme ou une inflammation excessive causée par les ARN (soit de l'organisme soit des virus). "Quand la protéine ADAR1 dysfonctionne, le système immunitaire s’emballe et se met à produire en excès une famille de protéines inflammatoires, les interférons, entraînant une inflammation chronique de la peau", explique le communiqué. En outre, cette inflammation est originale par le fait qu'elle est portée non seulement par les cellules immunitaires classiquement impliquées, mais surtout par les cellules de la peau elle-même, les kératinocytes et les mélanocytes – ce qui explique les anomalies de pigmentation souvent observées chez ces patients.

Forts de cette découverte, les chercheurs ont voulu aller plus loin et ont mené une étude sur 12 patients en échec thérapeutique, qui ont été réorientés pour recevoir deux médicaments ciblant précisément cette voie inflammatoire : l'upadacitinib (approuvé dans le rhumatisme psoriasique) et le deucravacitinib (utilisé dans le psoriasis et le rhumatisme psoriasique). "Les résultats ont été frappants", affirme le communiqué, avec des rémissions cliniques complètes chez des sujets jusqu'à présent non répondeurs aux différents traitements.

Les auteurs espèrent par la suite pouvoir développer un test génétique pour orienter vers le bon traitement d'emblée. Ils vont aussi élargir leurs recherches à d'autres maladies inflammatoires.

Références :

Institut Imagine/ Université Paris Cité/APHP (juillet 2026)

Et :

  • Hassan F. et al. J Exp Med (2026) 223 (9): e20260054.

https://rupress.org/jem/article-abstract/223/9/e20260054/282808/ADAR1-loss-of-function-variants-altering-RNA?redirectedFrom=fulltext

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