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Diabète : une vaste étude souligne la forte progression de la maladie et l’importance des comorbidités cardiovasculaires
L’étude EpiCoDiab s'est penché sur le diabète de type 1 (DT1) et de type 2 (DT2), en décryptant notamment les tendances épidémiologiques, les complications et l’impact économique de la pathologie.
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Les résultats de l’étude EpiCoDiab, portée par Roche Diagnostics France, Iqvia France et la société timkl, apportent pour la première fois et au niveau national un nouvel éclairage sur le diabète de type 1 (DT1) et de type 2 (DT2), en analysant les tendances épidémiologiques, les complications et l’impact économique de la pathologie.
Ce travail est basé sur l’exploitation, des données du Système National des Données de Santé (SNDS) et des dossiers médicaux d’un panel de 1200 médecins généralistes, durant la période 2010-2019, grâce à un algorithme de machine learning développé spécifiquement.
Les résultats montrent que "sur les 4,4 millions d’adultes en France atteints d’une forme de diabète en 2019, soit 1 adulte sur 12 (8,3%), le diabète de type 2 représentait 96,5 % des cas et le type 1 3,5 %", a souligné le Dr Guy Fagherazzi (Département de Santé de précision, Luxembourg Institute of Health). Les moyennes d’âge étant respectivement à 67 et 46 ans."
Surtout, on observe une augmentation régulière de la prévalence de la maladie sur les 10 ans de l’étude, de 15% pour le type 1, et de 29 % pour le type 2. Parallèlement, on constate une diminution de la mortalité : les personnes affectées par le DT1 ont ainsi gagné 2,7 ans d’espérance de vie (64,1 à 66,8 ans) – conséquence probable des thérapeutiques et technologiques – vs un bénéfice un peu inférieur pour ce qui est du type 2 (+ 1,8 an).
Un autre enseignement majeur d’EpiCoDiab est la proportion d’hypertension artérielle (72,7 %) chez les patients atteints d’un DT2 ; et 10,6% ont déjà été subi un IDM ou une maladie cardiaque. Un chiffre qui suggère que la prévention cardiovasculaire devrait être intégrée dès le diagnostic.
Comme l’a souligné le Pr Michaël Joubert (CHU de Caen), le coût total du diabète pour l’Assurance Maladie a dépassé 30 milliards d’euros en 2019 vs 23 milliards en 2011 ; une hausse reflétant l’augmentation du nombre de patients (le DT2 représentant 90 % de la dépense totale), associée néanmoins à une baisse du coût moyen par patient : - 9,6% pour le type 1 et – 7,7% pour le type 2 traité par insuline, ce qui traduit une prise en charge plus efficiente.
Pour le Pr Joubert, ces données devraient aider « les décideurs à anticiper l’impact économique de l’augmentation de la prévalence du diabète ».
Références :
Source : D’après une conférence de presse de Roche Diagnostics France (26 mars).
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