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Additifs alimentaires : trois études établissent un lien avec le diabète, certains cancers et l’HTA
De nouvelles données NutriNet-Santé associent les additifs alimentaires, notamment les colorants, à un sur-risque de diabète de type 2, de cancers et de maladies cardiovasculaires.
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De nouvelles données issues de la cohorte NutriNet-Santé confirment la nocivité des additifs alimentaires et en particulier des colorants. Trois études qui viennent d’être publiées établissent ainsi que ces produits accroissent le risque de cancer, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et d’hypertension artérielle.
Ces données sont fondamentales car les additifs, que ce soit des conservateurs (E200 à E299), des colorants (E100 à E199) ou encore des antioxydants (E300 à E399), sont largement utilisés par l’industrie agroalimentaire.
Dans une première étude, les auteurs montrent, pour la première fois, que les colorants alimentaires augmentent de 38 % le risque de diabète de type 2 chez les plus forts consommateurs, comparés aux plus faiblement exposés. Les produits les plus en cause étaient les caramels (+ 43 %), les caroténoïdes (+39 %), la curcumine (+49 %), et les anthocyanes (+40 %).
La deuxième étude a établi que ces colorants alimentaires accroissaient aussi de 14 % le risque de cancer global. Le lien le plus fort était retrouvé pour le cancer du sein (+21%), en particulier lorsqu’il survient après la ménopause (+32 %). Les produits les plus impliqués étaient le bêta-carotène (+41 % du risque de cancer du sein).
Enfin, la dernière étude conclut que les conservateurs pris dans leur globalité étaient associés à une augmentation de 24 % du risque d’hypertension artérielle chez les plus forts consommateurs (+ 29% pour les conservateurs non-antioxydants). En outre, les non-antioxydants augmentaient aussi le risque de maladies cardiovasculaires, de 16%. "Parmi les 17 conservateurs alimentaires individuels consommés, huit étaient associés à une incidence plus élevée d’hypertension (dont le sorbate de potassium, E202 ; +39 %) et l’acide citrique (E330 ; +25 %) et un à une incidence plus élevée de maladies cardiovasculaires (acide ascorbique (E300 ; +15 %), précise l’Inserm dans un communiqué.
En conclusion, les auteurs de ce travail soulignent la nécessité de réévaluer ces additifs à la lumière de ces nouvelles connaissances afin de mieux protéger la population.
Références :
Inserm (21 mai).
Shah S. et al. Diabetes Care 20 May 2026; 49 (6): 1067–1077.
Shah, S., et al. Eur J Epidemiol (2026).
Hasenböhler A. et al., European Heart Journal, 2026;, ehag308,
https://doi.org/10.2337/dc25-2727
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