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Diabète de type 1 : lancement d'une étude sur le dépistage précoce des sujets à risque
Le dépistage du diabète de type 1 (DT1) constitue un enjeu majeur car de nombreux patients découvrent leur maladie à un stade tardif avec, à la clé, un risque de complications nécessitant une prise en charge en urgence voire en soins intensifs. En outre, l'accès précoce aux traitements innovants permet de retarder l'apparition du DT1 symptomatique et le recours à l'insuline.
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C'est pourquoi la Fondation francophone pour la recherche sur le diabète (FFRD) lance Prêt1D, une étude nationale qui vise à structurer le dépistage et la prise en charge du DT1 avant l'apparition des symptômes. "Le dépistage transforme le diagnostic du DT1. Avec Prêt1D, notre objectif est de démontrer que ce modèle est applicable à l’échelle nationale et qu’il peut constituer un levier structurant pour les politiques de santé publique", souligne le Pr Roberto Mallone (hôpital Cochin, Université Paris Cité), coordinateur de Prêt1D.
L’étude se déroulera dans 29 hôpitaux en 2 phases : une phase pilote, en 2026, avec 2 900 dépistages sur 12 mois ; et une phase d’extension, entre 2026 et 2030, avec 7 500 dépistages par an.
Ce dépistage s'adresse en priorité aux personnes apparentées (enfants et adultes) de sujets vivant avec un DT1. Il repose sur un prélèvement de sang capillaire proposé par les médecins et pédiatres hospitaliers et de ville, réalisable par la personne à domicile, puis envoyé par voie postale à un laboratoire centralisé à l’hôpital Cochin.
Ensuite, le parcours sera structuré via une plateforme numérique qui comprend 3 modules. Tout d’abord, un tableau de bord clinique qui permettra aux professionnels de santé de centraliser les demandes de dépistage, les résultats et le suivi des patients. Pour les patients, une application mobile les accompagnera à chaque étape du dépistage. Enfin, un module sera dédié à la recherche, permettant d’étudier la prévalence du DT1 présymptomatique, sa progression, l’acceptabilité du dépistage, mais aussi son rapport coûts/ bénéfices.
En particulier, une étude basée sur la cohorte SFDT1 comparera les personnes ayant développé un DT1 symptomatique selon qu’elles aient ou non bénéficié d’une prise en charge précoce. Différents indicateurs seront analysés, tels que la fréquence des situations d’urgence, la durée d’hospitalisation, l’équilibre glycémique, les complications du diabète, la qualité de vie, ou encore les coûts.
Références :
Communiqué de la Fondation francophone pour la recherche sur le diabète (FFRD, 1er avril).
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