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Aux urgences, le patient doit pouvoir être accompagné d'un proche, tranche le ministère
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a signé mardi 19 mai une "charte d'engagements réciproques" encourageant les services d'urgences à autoriser plus systématiquement la présence d'un accompagnant auprès du patient, surtout s'il est "vulnérable".
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Deux services d'urgence sur trois n'autorisent la présence d'un accompagnant qu'à "titre exceptionnel". Résultat d'une enquête de 2023 menée par les services statistiques des ministères sociaux. "Essentiel" pour le malade, l'accompagnant reste encore trop souvent à la porte.
La "charte d'engagements réciproques", élaborée durant plus d'un an en collaboration avec des représentants d'urgentistes, des usagers et des fédérations hospitalières, a été dévoilée et signée par le ministère de la Santé, mardi 19 mai, lors du Salon Santexpo à Paris. Elle entend définir "un cadre national" afin de palier la diversité des pratiques des établissements de santé. Un service d'urgence sur trois autorise la présence d'un proche, un service sur 10 refuse catégoriquement, pour les autres, le choix est soumis à l'arbitraire. "Désormais, la règle sera claire : l'accompagnement est le principe, l'exception doit être justifiée", dans "l'objectif commun" d'avoir "des urgences plus sûres, plus respectueuses et plus humaines", lit-on.
"Chaque patient peut être accompagné par une personne de son choix (proche, personne de confiance, aidant...), sous réserve des contraintes de sécurité et d'organisation du service ou des soins", détaille le ministère. Et d'autant plus s'agissant de patients vulnérables, soit les "les enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap et personnes en fin de vie".
D'ici la fin de l'année 2026, le ministère prévoit que "tous les services d'urgence seront invités à afficher la charte dans les espaces d'accueil et sur leur site internet, former leurs équipes" et, à terme, "évaluer l'impact" de ces nouvelles consignes.
[Avec AFP]
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