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Aux urgences, le patient doit pouvoir être accompagné d'un proche, tranche le ministère

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a signé mardi 19 mai une "charte d'engagements réciproques" encourageant les services d'urgences à autoriser plus systématiquement la présence d'un accompagnant auprès du patient, surtout s'il est "vulnérable".

22/05/2026 Par Marine Quéau
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Deux services d'urgence sur trois n'autorisent la présence d'un accompagnant qu'à "titre exceptionnel". Résultat d'une enquête de 2023 menée par les services statistiques des ministères sociaux. "Essentiel" pour le malade, l'accompagnant reste encore trop souvent à la porte.  

La "charte d'engagements réciproques", élaborée durant plus d'un an en collaboration avec des représentants d'urgentistes, des usagers et des fédérations hospitalières, a été dévoilée et signée par le ministère de la Santé, mardi 19 mai, lors du Salon Santexpo à Paris. Elle entend définir "un cadre national" afin de palier la diversité des pratiques des établissements de santé. Un service d'urgence sur trois autorise la présence d'un proche, un service sur 10 refuse catégoriquement, pour les autres, le choix est soumis à l'arbitraire. "Désormais, la règle sera claire : l'accompagnement est le principe, l'exception doit être justifiée", dans "l'objectif commun" d'avoir "des urgences plus sûres, plus respectueuses et plus humaines", lit-on. 

"Chaque patient peut être accompagné par une personne de son choix (proche, personne de confiance, aidant...), sous réserve des contraintes de sécurité et d'organisation du service ou des soins", détaille le ministère. Et d'autant plus s'agissant de patients vulnérables, soit les "les enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap et personnes en fin de vie".  

D'ici la fin de l'année 2026, le ministère prévoit que "tous les services d'urgence seront invités à afficher la charte dans les espaces d'accueil et sur leur site internet, former leurs équipes" et, à terme, "évaluer l'impact" de ces nouvelles consignes. 

[Avec AFP]

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Avocat Du Diable
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Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 mois
Soulignons l’intérêt du sujet abordé dans cet article ; pourtant, cette pratique existe déjà naturellement dans nos cabinets et aux urgences depuis toujours dans la mesure du possible ..... . "Et en même temps" ( comme dirait Mozart ) , des problèmes autrement plus urgents persistent : mal-être des équipes, surcharge administrative, manque de reconnaissance, insécurité , rémunérations insuffisantes… Autant de réalités qui, elles, nécessiteraient du ministère autre chose que des effets d’annonce mais des décisions concrètes, humaines et durables. À force de communiquer sur l’évidence, ne cherche-t-on pas surtout à détourner l’attention des véritables enjeux ? L'heure est grave et certainement pas à brasser de l'air avec sa langue comme don Quijote avec sa lance devant un moulin à vent .
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gilles Moalic
137 points
Médecine d’urgence
il y a 2 mois
Nous sommes parfaitement d’accord. mais il faut des moyens pour s’occuper d’un accompagnant par patient. Car oui c’est du temps de soignants et de médecins de répondre aux sollicitations des familles. malheureusement le Covid a renversé la table et fait que les SAU n'acceptent plus forcément. Par ailleurs l’essentiel des structures d’urgences sont obsolètes avec une absence de confidentialité car 2 ou plus patients par aires de soins. Me RIST ne va pas aux urgences en petite culotte se faire soigner à côté du mari de sa voisine…
 
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