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Asalée dénonce les "contre-vérités" et appelle à une nouvelle mobilisation
Placée en redressement judiciaire, l'association, qui emploie environ 2 000 infirmières en France intervenant auprès de 9 000 médecins généralistes, conteste fermement les accusations de mauvaise gestion formulées par le ministère de la Santé. Elle appelle à une nouvelle mobilisation nationale le 2 avril.
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L'utilité du dispositif Asalée est "reconnue et pleinement soutenue par les pouvoirs publics, qui y consacrent près de 100 millions d'euros par an via l'Assurance maladie. Mais cette utilité ne saurait justifier le maintien de pratiques de gestion gravement défaillantes", a estimé, vendredi 27 mars, le ministère de la Santé, prenant acte de la décision du tribunal des activités économiques de Paris concernant l'association.
Engagée dans un bras de fer avec les pouvoirs publics depuis plusieurs mois, l'association Asalée a été placée vendredi en redressement judiciaire. Deux administratrices judiciaires se sont vu confier une mission de représentation de l'association, dont la gouvernance actuelle a été dessaisie. Cette procédure constitue "la seule solution pour rétablir une situation devenue critique", selon le ministère de la Santé.
Publié en juillet dernier, un rapport de l'Igas a en effet mis en lumière "des dysfonctionnements majeurs dans la gouvernance du dispositif : absence de pilotage financier, conflits d’intérêts, confusion entre structures prestataires et non-respect des règles de la commande publique", rappelle le ministère. Des "dérives" jugées "incompatibles avec l'exigence de transparence et de bonne gestion attachée à tout financement public".
Et alors que la convention de financement avec l'Assurance maladie avait été prolongée en juillet "afin de laisser à l'association le temps de se mettre en conformité avec les recommandations de l'Igas", sa gouvernance "a fait le choix de ne pas s'y conformer et n'a pas engagé les réformes indispensables", poursuit le ministère. Et d'ajouter que, "dans le même temps", l'association "a accumulé une dette sociale d'environ 12 millions d'euros".
"La situation actuelle est la conséquence directe de défaillances graves et persistantes dans la gestion de l'association. Elle n'est pas acceptable, a commenté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Notre responsabilité est d'y mettre fin, de protéger les soignants et d'assurer la continuité des soins pour les patients." Elle a promis de tout faire "pour accompagner la remise en ordre de ce dispositif". Les salaires des infirmières seront par ailleurs versés "dans les plus brefs délais".
Dans un mail envoyé à la presse ce lundi 30 mars, l'association Asalée conteste le communiqué de la ministre, "instrumentalisant le calendrier juridique, parlant de 'refondation' et remettant le couvert sur de graves accusations à l'encontre de la gouvernance". "Asalée avait pourtant apporté les preuves que ces accusations relevaient de contre-vérités, voire de diffamation", insiste l'association.
Cette dernière appelle ainsi à une nouvelle mobilisation nationale et citoyenne ce jeudi 2 avril. Asalée entend notamment "mobiliser les patients, les aidants, qui partagent [sa] vision du soin", aujourd'hui "en danger à la lecture du communiqué de la ministre".
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