@david-franklin/ stock.adobe.com
Asalée placée en redressement judiciaire : les salaires des infirmières seront versés "dans les plus brefs délais"
L'association, qui emploie environ 2000 infirmières en France intervenant auprès de 9000 médecins généralistes, a été mise en redressement judiciaire à l'issue d'une audience vendredi matin, au tribunal des affaires économiques de Paris. Les responsables de l'association ont été mis à l'écart.
@david-franklin/ stock.adobe.com
"Je ferai tout ce qui est nécessaire pour accompagner la remise en ordre de ce dispositif", a déclaré la ministre de la Santé Stéphanie Rist, en réaction au placement en redressement judiciaire de l'association Asalée. L'audience qui se déroulait ce vendredi matin au tribunal des affaires économiques de Paris s'est conclue par la nomination de deux administratrices judiciaires, Me Hélène Bourbouloux et Me Alexandra Blanch, a indiqué à l'AFP l'avocat du comité social et économique d'Asalée, Me Thomas Hollande. Elles se sont vues confier une mission de représentation de l'association, dont la gouvernance actuelle – en conflit ouvert avec la Cnam et le ministère - se trouve donc dessaisie.
Cette procédure de redressement judiciaire doit permettre d’assurer rapidement le versement des salaires dus aux infirmières, y compris les arriérés, via l’intervention de l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), précise le communiqué du ministère diffusé vendredi après-midi. Les mandataires judiciaires qui ont été nommés "sont en train de réunir toutes les informations nécessaires et vont prochainement informer tous les salariés sur les détails de cette procédure. Le paiement des salaires non versés devrait donc intervenir dans les plus brefs délais", promet le ministère.
"La situation actuelle est la conséquence directe de défaillances graves et persistantes dans la gestion de l’association", fustige Stéphanie Rist. Un rapport de l'Igas, publié en juillet 2025, a mis en lumière des "dysfonctionnements majeurs dans la gouvernance du dispositif : absence de pilotage financier, conflits d’intérêts, confusion entre structures prestataires et non-respect des règles de la commande publique", rappelle le ministère. Des "dérives" "incompatibles avec l’exigence de transparence et de bonne gestion" induit par le financement public, à hauteur de 100 millions d'euros par an, de l'association.
[avec AFP]
La sélection de la rédaction
Faut-il réformer l'Ordre des médecins ?
Pascal LIGIER
Non
Comme dans toute organisation professionnelle, qu'elle soit syndicale ou autre, on trouvera toujours des abus avec des notes de fr... Lire plus