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"La baisse du nombre de médecins en activité est derrière nous" : les chiffres encourageants de la démographie médicale

Il vient de tomber. L'Atlas de la démographie médicale au 1er janvier 2026 a été publié ce mardi 31 mars par le Conseil national de l'Ordre des médecins. Et pour la première fois, les chiffres sont encourageants. Le rapport dévoile une augmentation du nombre de médecins en activité. 245 847 médecins sont inscrits au Tableau, soit une hausse de 1,9% sur la seule année 2025-2026. 

31/03/2026 Par Sandy Bonin
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"La baisse du nombre de médecins en activité est désormais derrière nous", se félicite le Conseil national de l'Ordre des médecins dans un communiqué de presse accompagnant la publication de son Atlas de la démographie médicale. "À l’horizon de 2040, une hausse de 40% des médecins fait désormais consensus", ajoute le communiqué.

Au 1er janvier 2026, 245 847 médecins en activité sont inscrits à l’Ordre des médecins, soit en augmentation de +1,9% depuis 2025 et de +14,0% depuis 2010. Les régions les plus peuplées comptent les proportions de médecins en activité les plus importantes comme l’Île-de-France (19,9%) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (12,1%), constate l'Atlas. Au sein de chacune des régions, le même constat s’opère où les départements les plus peuplés recensent les proportions de médecins actifs les plus importantes.

Altlas de la démographie médicale 2026, Cnom 

Les médecins sont regroupés autour de trois grandes spécialités. Au 1er janvier 2026, 45,8 % des médecins en activité exercent en tant que spécialistes médicaux, 41,8 % en tant que généralistes et enfin, 12,3% en tant que spécialistes chirurgicaux. La proportion de spécialistes, et plus particulièrement, de spécialistes médicaux est en constante augmentation depuis 16 ans tandis que celle des médecins généralistes diminue sur la même période. Ils représentaient 48 % des actifs en 2010 contre 41,8 % en 2026. 

"Eviter toute interprétation hâtive" 

"Le nombre de médecins inscrits au Tableau de l’Ordre ne peut être assimilé à l’offre médicale réellement disponible. La progression des formes d’activité non régulières, le recours croissant au cumul emploi-retraite et les transformations profondes des modes d’exercice invitent à une lecture plus fine et nuancée des chiffres, indispensable pour éviter toute interprétation hâtive", pointe l'Ordre dans son communiqué

En effet, le poids des actifs réguliers parmi les médecins en activité ne cesse de diminuer depuis 2010, au profit des intermittents et des retraités actifs. Alors que les actifs réguliers représentaient 92,8 % des médecins en activité en 2010, ils comptent désormais pour 83,5 % en 2026. Ainsi, l’effectif des médecins en activité régulière n’a que légèrement augmenté entre 2010 et 2026 (+2,6 %) tandis que ceux des actifs intermittents et des retraités actifs ont respectivement augmenté de +66,7% et +326,9% sur cette même période.

"L’Ordre se félicite de l’augmentation du nombre de médecins, mais reste très vigilant quant à la progression des inégalités d’accès aux soins qui appelle des réponses structurelles ambitieuses", conclut le communiqué qui rappelle que toutes les données issues de l’Atlas alimenteront la réflexion collective en cours du Livre blanc de l’Ordre des médecins, qui sera publié en octobre 2026. 

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Michel Rivoal
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Débatteur Passionné
Anesthésie-réanimation
il y a 2 mois
S'il on regarde attentivement les "bonnes pages" de cet atlas (ce qui en est publié dans la presse), on se rend compte, comme d'habitude, qu'on peut y trouver ce que l'on cherche et interpréter les tableaux comme on veut. Moi, j'essaie de ne pas interpréter mais je me pose des questions. Le nombre de médecins progresse, Ok, mais le nombre d'heures travaillées? Le pourcentage de femmes progresse, Ok, mais est on sûr que ça change le mode d'exercice? Le salariat progresse, Ok, mais est ce cela bénéficie à l'accès aux soins de proximité? Il y a plus de médecins en IDF et en PACA, Ok, mais vous avez vu la pyramide des âges? En complément de cette pyramide et de ces deux "pôles territoriaux", avez vous remarqué que la proportion de médecins "âgés" est importante dans la fameuse "diagonale du vide"? Alors, chers confrères de l'Ordre, est il vraiment encourageant cet atlas? A-t-on vraiment besoin d'une lecture plus fine pour être inquiet ou seulement prudent? A-t-on vraiment intégré le fait que le papi boom risque d'obérer d'avantage cette statistique "encourageante"? La tendance à la spécialisation au détriment (?!) de la médecine générale (devenue une spécialité aussi) n'est elle pas une fuite irrémédiable (dans tous les sens du terme) dans le (ou hors du) système de soins. Alors, mon constat, même si je manque de moyens pour une "interprétation fine", c'est que je ne crois pas que la baisse d'activité soit "derrière nous". Les aléas politiques, la crise économique aggravée par le "paysage" géopolitique, n'augurent rien de bon, ni pour l'avenir proche, ni pour l'avenir tout court. La médecine (et par conséquence la santé), je suis tombé dedans quand j'étais jeune et j'ai vu disparaitre les ingrédients des potions magiques qui l'ont fait tenir jusqu'ici. Il n'y a pas de druide non plus pour retrouver la formule. Il faut un sursaut, Il faut redescendre sur terre et revenir aux principes de base. Vérités, sincérité, besoins en santé, réformes concertées. On a pris trop de retard pour corriger rapidement la trajectoire. S'il faut voir le bout du tunnel, il faut prendre le temps de "remettre l'ouvrage sur le métier". 2040 comme horizon? Pourquoi pas, mais reconstruire des bases saines, pas sur des pseudo-réformes comme des rustines sur des pneus qui n'existent plus ou plus médicalement des cautères sur des jambes de bois. (Ce bois dont on a tendance à former aussi les langues).
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VALMALLE RODOLPHE
180 points
Gastro-entérologie et hépatologie
il y a 2 mois
Bien sûr on ne va pas remplacer une génération de médecin qui travaillait 55 h par semaine et faisait des visites (surtout de sexe masculin) par une autre (plus féminisée) qui à l'ambition de travailler à mi-temps ou à 3/4 temps soit plutôt moins de 40 h par semaine. Ce n'est pas une critique c'est un autre mode de vie qui correspond aux aspirations en adéquation avec une nouvelle époque. De plus l'endogamie du corps médical fait que 2 praticiens en couple travaillant à 3/4 temps gagnent suffisamment bien leur vie pour ne pas la gâcher au travail. On voit bien que le nombre d'actif régulier à baissé et on ne parle du nombre d'heures réalisées par ces actifs réguliers. ! Cerise sur le gâteau, la génération qui a connu le numerus clausus avant sa baisse inconséquente des années 90 aux années 2000, va disparaître d'un seul coup sur 3-4 années, et prochainement, et donc en grand nombre. Je ne vois rien de réjouissant dans les chiffres donnés.
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Avocat Du Diable
4,6 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 2 mois
À la place de l'Ordre des médecins , je resterais prudent , cette minime augmentation qui malheureusement n'a rien de factuelle sur le terrain. Est elle simplement statistiquement significative ? On rappelera à l'Ordre que depuis de. nombreuses années , on ne connait pas de plan d'aménagement du territoire mais des plans de désaménagement . Le territoire est valorisé là où se trouvent les préfets et les députés mais il n'y a aucune considération pour la majorité du sol français . Alors l'Ordre se gaussera t'il que les franciliens puissent consulter tous les jours pendant qu'on reconnaitra un cadavre à l'odeur qu'il dégage dans la Creuse ?
 
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