arrêt maladie

@Pixavril - stock.adobe.com

Arrêts maladie : en usurpant l’identité de médecins, ce réseau est soupçonné d’avoir détourné 3,5 millions d’euros

Sept personnes viennent d’être interpellées pour avoir fourni de faux arrêts de travail à 1200 assurés en Île-de-France. Certains auraient perçu jusqu’à 7000 euros d'indemnités journalières indues. 

15/05/2026 Par Alexis Vignais
Faits divers / Justice
arrêt maladie

@Pixavril - stock.adobe.com

Ils fournissaient un "kit" clé en main. Selon la cellule investigation de Radio France, sept personnes viennent d’être interpellées pour avoir fourni de faux arrêts de travail à 1 200 assurés en Île-de-France. 

"Remboursement indemnités journalières entre 4000 et 8000 euros, on se charge de tout en seulement deux semaines !", citent nos confrères, en indiquant qu’il s’agit d’un message publié sur le réseau social Snapchat. Les auteurs du message préviennent toutefois : il ne faut pas "être au RSA", ni "être auto-entrepreneur" ou encore "avoir eu d'arrêt de travail durant les 3 derniers mois". En échange ? Il fallait verser 60% du montant des indemnités journalières perçues.

1200 assurés auraient tenté le coup. "Les escrocs fournissaient aux assurés un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire à envoyer à l’Assurance maladie", indique José Montull, chef de l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI), cité par la cellule investigation de Radio France. Certains assurés auraient reçu jusqu’à 7000 euros de l’Assurance maladie. Le préjudice total est estimé, pour le moment, à 3,5 millions d’euros. 

Une escroquerie de plus d’un an 

Mais comment ont-ils réussi à mettre en place une telle arnaque ? Les identités des praticiens de santé qui ont signé les arrêts de travail ont été "usurpées", tout comme les numéros de Siret des entreprises sur les attestations employeur. L’escroquerie a duré 18 mois, de mai 2024 à novembre 2025.  

Contactée par Radio France, l’Assurance maladie assure que  "désormais, les formulaires papier non sécurisés présentés sont rejetés"  et qu’elle met en œuvre des "contrôles approfondis en amont du paiement". L’Assurance maladie prévient aussi que "les assurés qui profiteraient de ces arrêts risquent désormais des pénalités financières pouvant aller jusqu'à 3 fois le montant du préjudice financier. Des poursuites judiciaires peuvent également être engagées". 

Hantavirus : redoutez-vous une nouvelle crise sanitaire ?

CHAMBON dominique

CHAMBON dominique

Non

Contrairement au Sars Cov2 apparu en 2019, l’Hantavirus est connu des virologues et des épidémiologistes. Il est moins étudié car ... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Histoire
De jeune médecin inconnu à bourreau… Un historien retrace le parcours de Mengele, "l'Ange de la mort"
07/05/2026
0
Témoignage
Après la leucémie de son fils, elle se lance dans des études de médecine : "J'ai voulu redonner ce qu’on m...
05/05/2026
3
Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
22
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2