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Un Padhue retire l'ovaire d'une patiente sans son accord : le médecin censé l'encadrer poursuivi devant l'Ordre

Un gynécologue de l'hôpital des Sables-d'Olonne comparaissait le 6 mai devant la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins des Pays-de-la-Loire pour répondre d'une affaire de violence chirurgicale commise par un médecin étranger placé sous sa responsabilité, rapporte Actu.fr.

15/05/2026 Par Aveline Marques
Faits divers / Justice
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En 2024, une femme de 62 ans subit une ovariectomie à l'hôpital des Sables-d'Olonne. Un kyste de 50 millimètres a en effet été détecté sur son ovaire gauche. Mais alors qu'elle s'y était opposée avant l'intervention, le chirurgien qui l'opère, praticien à diplôme hors Union européenne (Padhue), a également procédé à l'ablation de l'ovaire droit. L'expertise diligentée par son assurance conclut que ce retrait n'était pas médicalement justifié, l'ovaire droit ne présentant aucune altération visible.

Après une conciliation "restée sans réponse" avec l'établissement, et à défaut de pouvoir poursuivre devant l'Ordre le chirurgien qui l'avait opérée, la patiente s'est finalement retournée contre le gynécologue censé encadrer ce dernier. Le CDOM de Vendée s'est associé à la plainte. "On ne peut pas reprocher au médecin d’avoir fait, mais on peut en revanche lui reprocher de ne pas avoir fait", a plaidé le représentant du CDOM 85, le 6 mai, lors de l'audience devant la chambre disciplinaire de première instance à Nantes, relatée par Actu.fr. 

Si le médecin encadrant a "peut-être été un peu défaillant dans la surveillance" du Padhue, cette "faute gravissime ne doit pas reposer sur [sa] seule responsabilité", a souligné l'avocate du médecin mis en cause, aucune mention du souhait de la patiente n’ayant par exemple été faite en "réunion de staff".

"Depuis cet incident, j’assiste désormais systématiquement à tous les rendez-vous d’information de patientes qui passent en bloc opératoire, a assuré le médecin devant l'Ordre. À l’époque, ce n’était pas systématique car on faisait confiance au médecin qui opérait." Présentant ses excuses à la patiente, le gynécologue a toutefois précisé qu'"il y avait un risque de cancer ovarien, même si l’échographie était rassurante".

Le Padhue ayant opéré cette dernière a depuis obtenu l'autorisation d'exercer en France, sur la base d'une "attestation de stage favorable". "L'ARS en a été informée", a indiqué le représentant du CDOM 85.

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