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Hantavirus : le protocole méningite retenu pour la définition d'un cas contact
Toujours à l'isolement, les 26 cas contacts français ont été testés négatifs mercredi. Ce vendredi 15 mai, 10 cas étaient recensés dans le monde.
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Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a pris la parole, ce vendredi 15 mai, pour évoquer la situation liée au hantavirus dans le monde. L’occasion d'aborder le cas du MVHondius, qui doit arriver à Rotterdam (Pays-Bas) lundi 18 mai. Au total, 27 personnes se trouvent encore à bord, dont 25 membres d’équipage et deux membres du personnel médical, a indiqué Oceanwide expeditions, qui exploite le navire, via un communiqué.
Le directeur général de l’OMS a, quant à lui, informé "qu'il n'y avait pas de personne symptomatique à bord". Il a également souligné que de nouveaux cas pourraient apparaître dans les prochains jours, mais que "cela ne signifie pas que le foyer se répand", a-t-il nuancé.
En tout cas, le nombre de cas positifs a lui… diminué. En effet, un médecin américain, qui avait été testé positif lors du rapatriement, est finalement négatif par PCR, indique, sur X, notre confrère Nicolas Berrod, du Parisien. Le nombre de cas positifs dans le monde est donc passé de 11 à 10.
Une "coordination plus étroite"
Le directeur général de l’OMS a aussi précisé qu’une collaboration a été mise en place avec une vingtaine de pays pour lancer des études sur le hantavirus. Dans le même sens, l’Union européenne a décidé de renforcer son mécanisme d’échange d’informations entre les 27 pour mieux lutter contre le virus. La France avait réclamé, mardi, une "coordination plus étroite" des protocoles sanitaires mis en place dans les pays de l’UE.
Concernant les cas contacts en France, à ce jour, 26 personnes (dont 4 enfants et adolescents) sont toujours hospitalisées, à l'isolement, dans différents hôpitaux de France. Tous ont été testés négatifs, mercredi. "Par mesure de précaution", ces 26 personnes "continueront à être suivies médicalement et à être testées trois fois par semaine", a indique la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. Les autorités sanitaires communiqueront désormais uniquement si un test est positif.
Par ailleurs, Matignon a précisé, mardi, via un communiqué, que "la communauté scientifique a identifié les modalités de contagiosité" du hantavirus "comme étant proche de la méningite". Ainsi, les autorités sanitaires ont décidé de se baser sur le protocole de la méningite afin de définir la doctrine de prise en charge des cas contacts. Concrètement : en cas de positivité au hantavirus, une personne est identifiée comme cas contact en cas de contact rapproché dans les 10 jours précédant le test et de moins de 2 mètres pendant plus de 15 minutes. "Il s’en suit alors le lancement d’une procédure de contact tracing conduite par les ARS et l’isolement du cas contact en milieu hospitalier pour une prise en charge et un suivi sanitaire", précise Matignon.
Les résultats du séquençage complet du virus, réalisé par l'Institut Pasteur, seront connus et communiqués lundi.
[Avec Ouest-France et France Info]
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