@Minerva Studio/Stock.adobe.com
Diabète de type 1 : l’innovation en continu
La prise en charge du diabète de type 1 devient plus précise - avec des pompes à insuline gérées par algorithme - , et plus précoce, avec un dépistage chez les personnes à risque et traitement au stade présymptomatique.
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Depuis la découverte de l’insuline il y a un peu plus d’un siècle, par Frederick Grant Banting, Charles Best et John Macleod, la prise en charge du diabète de type 1 a connu de profonds bouleversements. Aujourd’hui, sur 300 000 patients en France, 20 % sont équipés d’une pompe à insuline, remboursée depuis 2021. "On parlait alors du pancréas artificiel, mais ce n’est pas le cas. Cependant, la boucle semi-fermée est une vraie révolution technologique", a salué la Dre Chloé Amouyal, endocrinologue à la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et maîtresse de conférences à Sorbonne Université. Les 5 systèmes disponibles associent un capteur qui mesure en continu le glucose dans le liquide interstitiel, et une pompe qui délivre automatiquement de l’insuline en sous-cutané, la dose étant ajustée par un algorithme.
Le temps dans la cible glycémique passe ainsi à 76 %, le risque d’hypoglycémie sévère est diminué (1 % chez les patients sous boucle semi-fermée depuis 2 ans, contre 4 % chez les autres [1]) et l’incidence de la rétinopathie a chuté de 67 % sur un suivi de 4,9 ans [2]. En revanche, "la boucle semi-fermée ne réduit pas le risque d’acidocétose", avec 0,94 % de patients concernés sur 2 ans [1]. "Le cathéter peut se boucher et les alertes d’occlusion ne se déclenchent que lorsque l’insuline ne passe plus du tout. En cas d’hyperglycémie prolongée, le patient doit avoir les mêmes réflexes que quand il n’est pas sous boucle fermée", a conseillé la Dre Amouyal. Il doit encore annoncer les glucides de ses repas et son activité physique. "Mais les algorithmes s’améliorent, et certains systèmes sont auto-apprenants", a souligné l’endocrinologue.
Dépister avant les symptômes
Le dépistage et le traitement précoces constituent une autre avancée, visant à "préserver les sécrétions endogènes d’insuline". Des auto-anticorps anti-insuline, anti-GAD65, anti-IA2 et/ou anti-ZnT8 sont présents plusieurs années avant les premiers symptômes. Leur dosage est recommandé chez les personnes de 2 à 45 ans apparentées du 1er degré de diabétiques de type 1. En effet, le risque de développer la maladie est de 8 % si le père est atteint, 4 % si c’est la mère, 30 % si ce sont les 2 parents.
Le teplizumab est le premier traitement autorisé pour retarder le stade 3 (hyperglycémies) de la maladie. Dans l’étude TN-10 conduite sur 76 patients, 42 ont été diagnostiqués diabétiques, avec un délai médian de 48,4 mois chez ceux sous teplizumab administré au stade 2 (auto-immunité infra-clinique), contre 24,4 mois chez ceux sous placebo. En avril dernier, cet anticorps monoclonal a reçu une autorisation d’accès précoce chez l’adulte et l’enfant à partir de 8 ans. Avant sa possible inscription dans le droit commun…
Au programme des JNMG 2026 :
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- Hypnose : les indications en médecine générale
- Développement psycho-moteur : évaluer l’enfant dans sa globalité
- Démocratiser l’accès à la réadaptation cardiovasculaire
- Arythmie cardiaque par fibrillation atriale : qui réduire ?
Références :
Journées nationales de médecine générale, Cnit Paris La Défense, 24-25 septembre. D’après la session "Où en est-on dans la prise en charge du diabète de type 1 en 2026 ?" (24 septembre)
[1] Données de l’Observatoire de la boucle fermée en France (OB2F) incluant 2 741 patients.
[2] Nattero-Chavez L. et al. Diabetes Technol Ther. 2026 Jul;28(7):708-716.
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