Hypnose

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Hypnose : les indications en médecine générale

En médecine générale, l’hypnose peut être utilisée dans de nombreuses indications ayant une composante douloureuse ou émotionnelle. Par ailleurs, elle est utile au quotidien dans la communication avec le patient. 

29/10/2026 Par Marie Ruelleux-Dagorne
JNMG 2026 Médecine générale Thérapies complémentaires
Hypnose

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Par la parole, le praticien en hypnose induit chez le patient un état de conscience particulier caractérisé par une indifférence à l’extérieur et une hyper-suggestibilité, et ce à des fins thérapeutiques. "En effet, ce n’est pas l’hypnose qui soigne, c’est la relation thérapeutique avec l’hypnose qui exprime notamment le fait que nous pouvons ensemble (soignant-patient) modifier les choses, explique le Dr Michel Ruel, ancien chef de service de médecine interne et formateur à l’hypnose pour les professionnels de santé. L’hypnose utilise une volonté de changement chez le patient, une focalisation de l’attention, une absorption dans une scène imaginaire, des suggestions thérapeutiques. En réalité, le patient possède les ressources nécessaires au changement thérapeutique désiré. Et nous l’aidons à élaborer un but atteignable."

De la communication vont dépendre l’adhésion du patient au projet thérapeutique ainsi que la compréhension et l’observance thérapeutique. "L’hypnose nous apprend notamment que la réception d’un message dépend de l’état émotionnel du sujet : en consultation, en transe hypnotique, on n’entend pas la négation. Les mots sont entendus dans leur sens littéral et les phrases au premier degré. Il faut donc moduler sa communication en différenciant bien les mots inquiétants de ceux qui sont apaisants. Le médecin doit avoir accès aux représentations du patient de sa pathologie et à ses ressources personnelles en utilisant notamment des mots mobilisateurs tels que 'tirer profit de', 'progresser', 'améliorer', 'aller de mieux en mieux”, etc." 

En outre, l’importance du langage corporel du patient ne doit pas être sous-estimée car le non-verbal est souvent plus instructif que le contenu des paroles échangées. "Selon les principes de l’hypnose ericksonienne, l’observation du patient est centrale dans la pratique de l’hypnose et doit guider le praticien. Retrait, crispation, regard dans le vide ou encore agitation d’un pied en disent long."

Si les indications de l’hypnose en médecine générale sont nombreuses, l’hypnoanalgésie demeure aujourd’hui l’indication reine. En effet, si la douleur constitue un signal utile pour se protéger, elle est augmentée par l’inquiétude de l’avenir (handicap, gravité) et le souvenir des douleurs passées. "Il a été démontré, notamment par imagerie, que l’hypnose est efficace en agissant sur plusieurs centres cérébraux de la douleur. En revanche, la durée de l’effet est variable et peut être allongée par la pratique de l’autohypnose." Les mécanismes physiologiques à l’œuvre dans l’hypnose font encore régulièrement l’objet d’études. Si les résultats ont d’ores et déjà permis d’objectiver des modifications du fonctionnement cérébral en lien notamment avec la transe hypnotique, le phénomène n’est pas encore complètement élucidé. 

Pour se former et en savoir plus : Institut Miméthys, Emergences et Afhyp

Références :

Journées nationales de médecine générale, CNIT Paris La Défense, 24-25 septembre. D’après la session "Hypnose : quelles applications pratiques" (25 septembre)

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

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