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Réforme de la Pass-LAS : les étudiants demandent "un financement à la hauteur des ambitions affichées"
Les fédérations représentatives des étudiants en santé appellent ce mardi à la "vigilance" après la publication du décret officialisant la création d'une licence unique d'accès aux études de santé. Elles demandent notamment que des moyens suffisants soient alloués aux universités.
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Samedi 24 octobre, le décret cadrant la nouvelle voie unique d'accès aux études de santé est paru, officialisant la fin du système Pass-LAS à compter de la rentrée 2027. Pour les fédérations représentant les étudiants des filières santé*, et la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), la publication de ce texte "marque l'aboutissement de longs mois de travail et de concertation".
La mise en place d'une voie d'accès unique aux filières santé, concrétisée par la création d'une "licence portail santé" en septembre prochain, était largement plébiscitée par les représentants de ces étudiants. Ces derniers pointaient, en effet, les limites du système Pass-LAS : "Une application locale hétérogène, un suivi insuffisant et des parcours illisibles pour les lycéennes et lycéens", listent-ils ce mardi 27 octobre, dans un communiqué commun.
Si les fédérations étudiantes "saluent" la parution de ce décret, elles appellent toutefois à "une vigilance forte sur [la] mise en œuvre et [le] financement" de cette réforme. Elles s'interrogent notamment sur sa date d'entrée en vigueur qui oblige "les universités à "construire une nouvelle offre de formation dans des délais très contraints, ce qui exige un financement à la hauteur des ambitions affichées". Les représentants des étudiants appellent donc le Gouvernement et les parlementaires, dans le cadre des débats sur le projet de loi de finances pour 2027, "à garantir aux établissements les moyens nécessaires à la mise en place de la LPS [licence portail santé, NDLR] dès la prochaine rentrée".
Une autre inquiétude porte sur les capacités d'accueil dans les universités, dont cette réforme ne doit en "aucun cas justifier [la] diminution", préviennent les fédérations, qui enjoignent par ailleurs le Gouvernement à publier les textes réglementaires manquants. Parmi ces textes, ceux précisant les contenus des blocs d'enseignements ou intégrant pleinement la kinésithérapie dans cette réforme. La filière n'est, en effet, pas mentionnée dans le récent décret.
*Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), Association nationales des étudiant(e)s sages-femmes (Anesf), Fédération nationale des étudiant(e)s en kinésithérapie (FNEL).
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