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Médicaments : un nouveau syndicat professionnel en faveur du "made in France"
Sept leaders de l’industrie pharmaceutique en France – Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa – ont fondé Initiative Pharma, un nouveau syndicat professionnel en faveur de l’innovation et de la production de médicaments en France. Rejoint par deux nouveaux adhérents que sont Chiesi France et Serb Pharmaceuticals, il entend défendre la cause des entreprises pharmaceutiques engagées dans la protection de la souveraineté sanitaire du pays.
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Faisant suite à leur départ du Leem, la création du syndicat repose en premier lieu sur un constat partagé par tous les acteurs du secteur : un système de santé qui se dégrade à vitesse grand V avec un impact direct sur la santé des patients. "Si nous étions le premier producteur de médicaments en France il y a 15 ans, nous n’occupons que le 5ème rang aujourd’hui", a déploré Pierre Boyer, directeur général de Servier France et vice-président d’Initiative pharma. "40% des médicaments autorisés au niveau européen ne sont pas disponibles en France ! Et seuls 9% d’entre eux sont produits sur le sol national contre 24% en Allemagne", a ajouté Charles Wolf, président du syndicat et directeur France de Sanofi.
Dans un système à bout de souffle, Initiative pharma appelle à un changement de cap et porte trois axes de proposition pour garantir une souveraineté sanitaire durable en faveur des patients français.
Tout d’abord, une enveloppe budgétaire spécifique, dédiée à l’innovation et à la souveraineté sanitaire. Elle aurait pour objectif d’améliorer les conditions d’accès et de prix afin de faire du développement et de la production de médicaments innovants, un pilier de la stratégie sanitaire et industrielle du pays.
Deuxième axe : adapter les politiques publiques du médicament pour valoriser l’investissement en France. Le syndicat propose de refonder les politiques françaises d’évaluation, de fixation des prix, de fiscalité et d’achats publics pour y intégrer des critères de souveraineté et de reconnaissance des investissements réalisées en France et en Europe.
La structure du prix d’un médicament reposerait sur deux piliers : sa valeur thérapeutique et économique, mais aussi sa contribution à la souveraineté industrielle. "Aujourd’hui une société qui fabrique ses produits dans notre pays est considérée et évaluée de la même manière qu’une entreprise qui fabrique ses produits hors de nos frontières. C’est inacceptable", a déploré Gilles Messal, Président France de Guerbet.
Enfin, le soutien à une loi de programmation en santé. Sur une période de 5 ans, cette loi établirait un cap clair et stable pour les politiques publiques de santé en reposant sur deux axes : l’adéquation entre les besoins prioritaires de la population et les solutions thérapeutiques disponibles, et la mise en place de nouveaux modes de financement offrant ainsi aux acteurs industriels la visibilité nécessaire pour investir en France.
Références :
D’après une conférence de presse Initiative Pharma (Paris, le 2 avril 2026)
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