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Quatrième année de médecine générale : où en est-on du recensement des terrains de stage ?
[INFO EGORA] Le dernier conseil d'administration du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) a fait le point sur les commissions d’agrément des maîtres de stages universitaires (MSU), censée accueillir les futurs docteurs juniors (DJ). Pour le moment, plus de 50 % des départements de médecine générale (DMG) avancent pouvoir attribuer un stage ambulatoire à l’ensemble de leurs DJ.
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C’est une donnée importante qui permet d’y voir un peu plus clair. Lors du dernier conseil d'administration du CNGE, la question de la réforme de la quatrième année a été abordée. L’occasion de faire un point sur les commissions d’agréments, graal indispensable pour devenir MSU et accueillir les futurs DJ. "À ce jour, plus de 50 % des DMG se disent en capacité de fournir des terrains de stages ambulatoires pour l’ensemble des DJ", se félicite le Pr Olivier Saint-Lary, président de la CNGE. Un chiffre obtenu grâce aux retours d’une "grande majorité" de DMG.
"C'est quand même globalement assez satisfaisant et, en tout cas, beaucoup plus encourageant que la situation dans laquelle on était en novembre, quand il n'y avait pas encore les arbitrages qui étaient pris et que tout le monde était dans le flou", se réjouit Olivier Saint-Lary. L’élargissement de la prime de 800 euros réservée initialement aux MSU installés en ZIP à leurs confrères exerçant en ZAC et en QPV, ainsi qu’un circuit financier "beaucoup plus lisible, transparent et simple", où notamment les tickets modérateurs seront encaissés directement par les MSU, auraient permis de convaincre de futurs MSU.
En tout cas, le président de la CNGE l’assure : "La dynamique est très bonne". Même si toutefois, quelques DMG "signalent des difficultés qui sont réelles". Ces dernières se concentrant "là où les ratios enseignants / étudiants sont les plus bas".
Du côté des syndicats d'internes, la prudence reste de mise. "On reste vigilant vis-à-vis de la situation", confirme Clément Hugueny, référent 4A de l’Isni, qui abonde : "Tant que je n'ai pas 100 % de MSU dans toutes les subdivisions, ce sera compliqué pour moi d'être optimiste sur la situation". Un état d’esprit similaire à celui de l’Isnar-IMG. "C’est plutôt positif qu'il y ait certains DMG où les docteurs de médecine générale pourront faire leur stage en ambulatoire, mais il suffirait d'une fac où ce n’est pas le cas pour dire qu'il y a une rupture d'égalité entre les internes", souligne Atika Bokhari, présidente de l’Isnar-IMG.
D’autant plus qu’un MSU agrégé ne signifie pas systématiquement que ce dernier va accueillir des internes. Certains "pourraient choisir d'attendre un an pour voir la promo 'crash test' ou alors finalement se dire que les textes ne sont vraiment pas satisfaisants", imagine Atika Bokhari.
Concernant les territoires identifiés comme étant en difficulté, certaines mesures ont été prises pour convaincre les médecins de devenir MSU. "À La Réunion, par exemple, ils sont en difficulté et ils ont l'ARS qui leur met à disposition un chargé de mission pour les aider à recruter des maîtres de stage", confirme Olivier Saint-Lary.
Ce dernier appelle toutefois les ARS à ne pas trop serrer la vis sur le sujet. "Il y a une tentation de pouvoir limiter les terrains de stage aux zones les plus sous-denses. Je pense qu’il ne faut pas se mettre de contraintes supplémentaires parce que sinon on risque d'avoir l'effet inverse." Dans le même sens, le CNGE souhaite que des renforts d’enseignants arrivent, "parce qu'on voit bien que ce sont les facultés qui sont les plus mal dotées qui ont le plus de difficultés à recruter", et que les scolarités soient mieux dotées "pour pouvoir accompagner sur le plan administratif la mise en œuvre de ces stages". Reste à voir si ces demandes seront entendues…
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