Carte de France

@Katie2016 - stock.adobe.com

Quatrième année de médecine générale : où en est-on du recensement des terrains de stage ?

[INFO EGORA] Le dernier conseil d'administration du Collège national des généralistes enseignants (CNGE) a fait le point sur les commissions d’agrément des maîtres de stages universitaires (MSU), censée accueillir les futurs docteurs juniors (DJ). Pour le moment, plus de 50 % des départements de médecine générale (DMG) avancent pouvoir attribuer un stage ambulatoire à l’ensemble de leurs DJ.

17/03/2026 Par Alexis Vignais
Internat 4ème année de MG MSU
Carte de France

@Katie2016 - stock.adobe.com

C’est une donnée importante qui permet d’y voir un peu plus clair. Lors du dernier conseil d'administration du CNGE, la question de la réforme de la quatrième année a été abordée. L’occasion de faire un point sur les commissions d’agréments, graal indispensable pour devenir MSU et accueillir les futurs DJ. "À ce jour, plus de 50 % des DMG se disent en capacité de fournir des terrains de stages ambulatoires pour l’ensemble des DJ", se félicite le Pr Olivier Saint-Lary, président de la CNGE. Un chiffre obtenu grâce aux retours d’une "grande majorité" de DMG. 

"C'est quand même globalement assez satisfaisant et, en tout cas, beaucoup plus encourageant que la situation dans laquelle on était en novembre, quand il n'y avait pas encore les arbitrages qui étaient pris et que tout le monde était dans le flou", se réjouit Olivier Saint-Lary. L’élargissement de la prime de 800 euros réservée initialement aux MSU installés en ZIP à leurs confrères exerçant en ZAC et en QPV, ainsi qu’un circuit financier "beaucoup plus lisible, transparent et simple", où notamment les tickets modérateurs seront encaissés directement par les MSU, auraient permis de convaincre de futurs MSU.

En tout cas, le président de la CNGE l’assure : "La dynamique est très bonne". Même si toutefois, quelques DMG "signalent des difficultés qui sont réelles". Ces dernières se concentrant "là où les ratios enseignants / étudiants sont les plus bas".

Du côté des syndicats d'internes, la prudence reste de mise. "On reste vigilant vis-à-vis de la situation", confirme Clément Hugueny, référent 4A de l’Isni, qui abonde : "Tant que je n'ai pas 100 % de MSU dans toutes les subdivisions, ce sera compliqué pour moi d'être optimiste sur la situation". Un état d’esprit similaire à celui de l’Isnar-IMG. "C’est plutôt positif qu'il y ait certains DMG où les docteurs de médecine générale pourront faire leur stage en ambulatoire, mais il suffirait d'une fac où ce n’est pas le cas pour dire qu'il y a une rupture d'égalité entre les internes", souligne Atika Bokhari, présidente de l’Isnar-IMG. 

D’autant plus qu’un MSU agrégé ne signifie pas systématiquement que ce dernier va accueillir des internes. Certains "pourraient choisir d'attendre un an pour voir la promo 'crash test' ou alors finalement se dire que les textes ne sont vraiment pas satisfaisants", imagine Atika Bokhari. 

Concernant les territoires identifiés comme étant en difficulté, certaines mesures ont été prises pour convaincre les médecins de devenir MSU. "À La Réunion, par exemple, ils sont en difficulté et ils ont l'ARS qui leur met à disposition un chargé de mission pour les aider à recruter des maîtres de stage", confirme Olivier Saint-Lary. 

Ce dernier appelle toutefois les ARS à ne pas trop serrer la vis sur le sujet. "Il y a une tentation de pouvoir limiter les terrains de stage aux zones les plus sous-denses. Je pense qu’il ne faut pas se mettre de contraintes supplémentaires parce que sinon on risque d'avoir l'effet inverse." Dans le même sens, le CNGE souhaite que des renforts d’enseignants arrivent, "parce qu'on voit bien que ce sont les facultés qui sont les plus mal dotées qui ont le plus de difficultés à recruter", et que les scolarités soient mieux dotées "pour pouvoir accompagner sur le plan administratif la mise en œuvre de ces stages". Reste à voir si ces demandes seront entendues…  

Faut-il supprimer les ARS ?

Marie GILARDI

Marie GILARDI

Oui

Leur communication est opaque Ils ne comprennent rien au terrain Ils ont une logique comptable Ils ont et ont participé à la... Lire plus

3 débatteurs en ligne3 en ligne
Photo de profil de Frédéric  Lioté
Frédéric Lioté
20 points
Rhumatologie
il y a 2 mois
Le financement proposé pour un centre de soins en secteur 1 est une perte financière car le MG titulaire ne travaille pas. A nombre de box de consultations constants. Le financement du MSU ne compense pas cette perte financière. Comment a t on pu proposer un tel modèle ?
Photo de profil de Sam Meudi
Sam Meudi
585 points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
Quand on voit le "projet pédagogique" derrière cette 4e année, difficile de penser que les MSU qui acceptent des DJ sont autre chose que des vendus qui ne font ça que pour le fric.
Photo de profil de CHRISTIAN VERNIER
CHRISTIAN VERNIER
21 points
Médecins (CNOM)
il y a 1 mois
On est d'accord: devant la mauvaise foi, etc.... Ne confondons pas argument et invective. Fin de l'échange.
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

Témoignage
"Ma concentration ne dépassait pas les 30 minutes" : médecin généraliste, elle raconte "l'enfer" de son burn...
15/04/2026
21
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
15
Psychiatrie
"La caisse me réclame plus de 40.000 euros" : le combat d'un psychiatre pour des prescriptions basées sur les...
08/04/2026
20
Maladies rares
Qu’est-ce que le syndrome de Moersch-Woltman, dont est atteinte Céline Dion ?
01/04/2026
14
Déontologie
"On m'a sali alors que je n'ai fait que rendre service" : un médecin retraité jugé pour avoir continué à...
10/03/2026
0
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3
La Revue du Praticien
Diabétologie
HbA1c : attention aux pièges !
06/12/2024
2