@Valerii Evlakhov/ stock.adobe.com
Médecin remplaçant : les clés pour optimiser votre fiscalité dès le départ
Choix du régime fiscal, gestion des charges, obligations sociales… Notre partenaire RemplaJob vous aide à éviter les pièges et à sécuriser vos débuts en tant que médecin remplaçant.
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Avant de débuter votre premier remplacement, vous devez vous inscrire auprès de l’URSAFF (Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales) avant ou dans les 8 jours suivant le premier remplacement. Une fois votre inscription validée, vous obtiendrez votre numéro SIRET qui sera votre numéro d’identification auprès du service des impôts.
Qui dit activité professionnelle dit obligations déclaratives. La fiscalité est souvent perçue comme un sujet complexe et redouté par les médecins notamment en raison du manque de connaissances. Il est pourtant essentiel de comprendre les bases pour aborder sereinement ses premiers remplacements.
Quels sont les différents régimes fiscaux ? Quelles cotisations sociales devez-vous prévoir ? Décryptons ensemble les points essentiels à maîtriser.
H2 : Micro BNC ou déclaration contrôlée (régime réel) ?
En tant que médecin généraliste remplaçant vous êtes concernés par le régime libéral des Bénéfices Non Commerciaux (BNC) comme la grande majorité des professionnels de santé exerçant en libéral.
Vous devez déclarer ce que le cabinet vous reverse (la rétrocession) c'est-à dire tout ce que vous touchez sur votre compte bancaire. Ce montant sera soumis à l’impôt sur le revenu et vous devrez le renseigner sur votre déclaration fiscale.
Deux régimes fiscaux sont possibles :
- Le micro BNC
Ce régime est particulièrement adapté aux jeunes médecins ayant peu de frais professionnels. Il faut avoir un revenus inférieur à 83 600 euros / an (HT) pour en bénéficier.
La déclaration est simplifiée,vous déclarez votre revenu annuel total sans détailler vos charges. L’administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 34% sur vos recettes pour déterminer votre montant imposable.
En revanche, vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles.
- La déclaration contrôlée ou régime réel
Ce régime devient intéressant lorsque vos frais professionnels sont plus conséquents et que vous dépassez le seuil des 83 600 euros de revenus annuel.
Le calcul du montant imposable se fait sur vos recettes encaissées en retirant les dépenses déductibles.
Vous pouvez ainsi déduire toutes vos charges professionnelles, notamment :
- Frais de véhicule ;
- Loyer ;
- Assurances ;
- Matériel médical ;
- Déplacements ;
- Frais de formation.
Si vos charges professionnels dépassent 34 % de votre chiffre d'affaires, ce régime est généralement plus avantageux.
À noter : Si vous dépassez le plafond du micro-BNC sur deux années civiles consécutives, vous ne serez plus éligible à ce régime et vous serez basculé vers le régime de déclaration contrôlée.
H2 : les cotisations sociales
Retraite, allocations familiales, assurance maladie et maternité : ces cotisations sont obligatoires et vous permettent de bénéficier d’une protection sociale.
En tant que médecin remplaçant, vous devrez produire des déclarations auprès de plusieurs organismes sociaux :
- L’URSAFF. C’est l’organisme chargé de collecter vos cotisations sociales comme la santé, les allocations, etc. Une déclaration est à effectuer au mois ou au trimestre.
- CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France). C’est la caisse de retraite des médecins. La cotisation est obligatoire pour tout professionnel de santé indépendant. Après avoir déclaré vos revenus auprès de l’URSAFF, les informations sont transmises à la CARMF qui calcule le montant de vos cotisations (le montant est proportionnel à vos revenus). Vous devez effectuer une déclaration annuelle et vous recevrez des appels trimestriels.
Bon à savoir : En tant que médecin remplaçant ou interne vous pouvez demander une dispense d’affiliation à la CARMF, sous certaines conditions.
H2 : Conseils pour anticiper sa fiscalité en sérénité
La fiscalité peut rapidement devenir une source de charge mentale lorsqu'elle est mal anticipée ou mal comprise. Voici quelques conseils pour l’aborder avec plus de sérénité :
- Suivre ses revenus et épargner
En tant que médecin remplaçant, il est recommandé de mettre 30-35% de ses revenus bruts de côté. Il est primordial de disposer d’une trésorerie surtout avec des revenus qui peuvent varier d’un mois à l’autre. Une fois installé, il est recommandé de prévoir 40-45% d’épargne surtout si vous déduisez beaucoup de frais.
- Anticiper les cotisations sociales
Les cotisations auprès de l’URSAFF et de la CARMF peuvent être faibles la première année d’activité mais vous pouvez avoir une régularisation l’année suivante. Il est conseillé d’anticiper une éventuelle augmentation dès le départ.
- Organiser sa gestion administrative
Si vous optez pour le régime de déclaration contrôlée, il est indispensable de conserver et centraliser l’ensemble de vos justificatifs : factures, relevés bancaires professionnels, frais, etc. Une bonne organisation vous fera gagner un temps précieux au moment de la déclaration.
- Se faire accompagner
Consulter un expert-comptable ou un conseiller fiscal peut être un véritable atout. Un mauvais choix de régime fiscal peut vous faire perdre beaucoup d’argent. Ces professionnels sont là pour vous aider à développer une stratégie fiscale, anticiper, optimiser votre déclaration et surtout éviter les erreurs dans votre déclaration !
- Formaliser chaque remplacement
Vous pouvez faire un ou plusieurs remplacements dans le même mois, mais dans toutes les situations il faut toujours signer un contrat de remplacement avec le médecin que vous remplacez. Il garantit une collaboration sereine et une transparence sur la rémunération ! Le montant et le mode de versement doivent y être précisés.
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