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Plus de poids pour les Ecos, nouvelle UE... Comment la Cour des comptes entend renforcer la place de la qualité des soins dans les études de médecine

Au sein de son rapport sur la qualité des soins à l’hôpital, le sujet de la formation des futurs médecins a été abordé. Poids des Ecos, création d'une nouvelle UE… L’institution a fait de nombreuses recommandations sur le sujet.  

29/04/2026 Par Alexis Vignais
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La Cour des comptes vient de publier son rapport sur la qualité des soins à l'hôpital. "Un enjeu de santé publique majeur", selon l'institution qui formule plusieurs recommandations sur le sujet. Parmi celles qui sont davantage passées sous les radars figurent la place de la qualité des soins au sein des facultés de médecine. 

Pour rappel, la qualité des soins est définie par la Haute Autorité de santé comme "le degré avec lequel les soins de santé prodigués à la population atteignent le résultat attendu et sont conformes aux données actualisées de la science". Cela regroupe différentes notions comme "la sécurité des actes et interventions médicales", "leur efficience, leur accessibilité et leur pertinence" tout comme "la réactivité du système de soins aux attentes du patient", détaille la Cour des comptes. 

Sur ce sujet, l'institution s’est notamment demandé si la politique mise en place permettait de renforcer une "culture de la qualité des soins" auprès des professionnels de santé ? La réponse est "nuancée", notamment en ce qui concerne la présentation qui en est faite aux carabins. 

"Si certaines filières de santé intègrent des notions de gestion des risques, d’amélioration continue ou de sécurité des soins, les enseignements proposés sur ces sujets sont généralement limités en volume horaire et peu approfondis", regrette la Cour des comptes qui poursuit : "La qualité des soins est encore trop souvent perçue comme une compétence secondaire alors qu’elle devrait être au cœur de la formation clinique."

Et cela concerne particulièrement la formation des futurs médecins. "Le programme de connaissance du deuxième cycle prévoit certes plusieurs objectifs terminaux se rapportant à la qualité et la sécurité des soins. Mais ces derniers représentent moins de 2 % du total des attendus prévus." Le poids faible des Ecos, permettant d’évaluer les compétences en situation clinique, ne comptant "que" pour 30 % de la note finale pour accéder à l’internat est également souligné. 

Des formations communes avec les étudiants en soins infirmiers 

Le contenu des formations dispensées lors du premier et du troisième cycle est aussi en question car se limitant, "la plupart du temps", "à quelques heures d’enseignement dans le cadre des UE consacrées à l’hygiène et à la douleur." Pour le troisième cycle, la Cour des comptes relève que les maquettes ont au moins un item "relatif à la qualité et la sécurité des soins spécifiques à la spécialité", mais les enseignements concernant la qualité des soins dans ce cadre "présentent néanmoins une importante hétérogénéité".

Face à ce constat, la solution est claire : "la place de la qualité des soins dans les formations initiales des étudiants se destinant à des professions de santé doit donc être renforcée, en particulier pour les futurs médecins." Et cela passe, à partir de 2027, par la mise en place d’une unité d’enseignement obligatoire sur le sujet de la qualité et la gestion des risques dès le premier cycle. 

"L’organisation de formations communes avec les élèves infirmiers autour, par exemple, de la survenue et de la gestion des événements indésirables associés aux soins permettrait également d’appréhender les enjeux associés au travail en équipe en amont de la prise de poste", complète la Cour des Comptes. 

Enfin, le poids des Ecos dans la note finale "mériterait aussi d’être accru" et, afin d’enrichir les cas pratiques proposés, "les universités devraient avoir accès à une banque nationale d’événements indésirables graves associés aux soins."  

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