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Baisse du nombre de places en licence "portail santé" ? "Chacun doit avoir sa chance d'y accéder", plaident les étudiants
Alors que les doyens craignent que la nouvelle "licence portail santé" n'entraîne une baisse du nombre de places en première année d'entrée en filières santé, les représentants des étudiants en santé demandent des garanties. Ils appellent le Gouvernement à "assumer cette réforme jusqu'au bout".
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15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur entre 2027 et 2028, dont 1 000 devant accompagner la mise en œuvre de la "licence portail santé" (LPS). Cette licence unique, qui remplacera dès septembre prochain le système Pass-LAS actuel, sera la nouvelle voie permettant aux étudiants d'intégrer médecine, pharmacie, odontologie ou maïeutique. Mais plutôt que d'accroître le nombre de places en première année d'entrée en filières santé, cette réforme risque plutôt d'entraîner une diminution.
La Conférence des doyennes et des doyens de médecine (CDD) craint, en effet, une baisse d'environ 20 % du nombre d'étudiants admis en première année d'entrée en études de santé, par rapport au système Pass-LAS. Cette diminution du nombre de places serait la seule solution pour "maintenir" la qualité de formation dans les universités, a indiqué mercredi 4 novembre la Pre Isabelle Laffont, à la tête de la CDD.
Les fédérations des étudiants en santé* alertent donc, dans un post publié sur les réseaux sociaux, jeudi 5 novembre. "Les 1 000 places supplémentaires pour la LPS […] sont largement insuffisantes", écrivent les organisations, dont l'Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf). "Elles ne comblent même pas la prévision de pertes dans les universités pour la rentrée 2027."
"Pour que cette réforme aboutisse", insistent les représentants étudiants, "il faut garantir un nombre de places suffisantes". "Chacun(e) doit avoir sa chance d'accéder à la LPS, aucune sélection ne doit être faite sur Parcoursup [plateforme que l'exécutif a annoncé remplacer à la rentrée 2028, NDLR]", plaident les six organisations, qui appellent à maintenir et financer les "capacités d'accueil pour la rentrée 2027".
"Des places supplémentaires doivent être débloquées pour aller au-delà de la compensation des pertes prévisionnelles dans le cadre de la mise en place de la LPS. Cette augmentation doit être accompagnée de moyens humains et financiers à la hauteur", lancent les représentants des étudiants. "Le Gouvernement doit assumer cette réforme jusqu'au bout", lâchent-ils.
*Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf), Association nationale des étudiant(e)s sages-femmes (Anesf), Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), Union des étudiants en chirurgie-dentaire (UNECD), la Fédération nationale des étudiant(e)s en kinésithérapie (Fnek) et la Fédération des associations générales étudiantes (Fage).
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