@keetazalay/stock.adobe.com
"Une hausse historique des effectifs" : le Gouvernement présente son bilan depuis la suppression du numerus clausus
Avec 10 260 postes d’internat ouverts en 2026, soit 1 341 de plus qu’en 2025, le Gouvernement se félicite d'une "hausse historique des effectifs" depuis la suppression du numerus clausus. Il entend poursuivre cette dynamique, notamment en doublant le nombre d’infirmières en pratique avancée formées dès 2027.
@keetazalay/stock.adobe.com
"Former davantage, former mieux et former au plus près des besoins des Français." C’est le cap fixé par le Gouvernement en matière de formation des professionnels de santé. Depuis 2017, soit le premier mandat d'Emmanuel Macron, l’exécutif revendique une "hausse historique" de la démographie des professionnels formés, portée notamment par la suppression du numerus clausus en 2019, la réforme de l’accès aux études de santé et la territorialisation des formations.
"La suppression du numerus clausus a permis un rattrapage historique dont nous voyons aujourd’hui les résultats", a déclaré Stéphanie Rist, dans un communiqué diffusé ce mercredi 14 octobre. Le Gouvernement entend poursuivre l’augmentation des effectifs, tout en préservant la qualité des formations. Les concertations conduites en 2026 doivent permettre de définir des seuils minimaux de formation, et non des plafonds, tandis que de nouveaux ajustements de la première année des études de santé sont prévus pour la rentrée 2027.
Les objectifs nationaux pluriannuels (ONP) fixés pour la période 2021-2025 ont été dépassés dans les quatre filières de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie. Désormais, plus de 10 300 étudiants sont admis chaque année en médecine, 3 400 en pharmacie, 1 400 en odontologie et plus de 1 000 en maïeutique.
La forte hausse du nombre de postes d'internat en médecine a également été saluée par le Gouvernement. En 2026, 10 260 postes ont été ouverts, soit 1 341 supplémentaires par rapport à 2025. Entre 2012 et 2026, leur nombre a progressé de 36 %. Par rapport à 2017, 1 979 postes de plus ont été ouverts, soit +24 %.
L’augmentation du nombre de postes d’internat s’accompagne d’un renforcement des capacités de formation dans les différentes régions, selon l'exécutif. Entre 2017 et 2026, les hausses les plus importantes en valeur absolue concernent l’Île-de-France, avec 364 postes supplémentaires (+25 %), l’Auvergne-Rhône-Alpes, avec 241 postes (+24 %), et le Grand Est, avec 171 postes (+22 %). En Centre-Val de Loire, le nombre de postes a augmenté de 160 sur la période, soit une progression de 73 %. Les territoires ultramarins enregistrent, eux, une hausse de 108 postes depuis 2017, soit +39 %.
Plusieurs spécialités confrontées à des difficultés démographiques bénéficient de cette progression. La psychiatrie enregistre 627 postes pourvus, soit 152 de plus qu’en 2025 (+32 %). La médecine d’urgence compte 545 postes pourvus (+90, soit +19,8 %), tandis que la pédiatrie en recense 468 (+79, soit +20,3 %).
La médecine générale connaît également "une progression sans précédent" avec 477 postes supplémentaires, portant à 4 070 le nombre de postes ouverts en 2026. Elle représente près de 40 % des postes d'internat. La quasi-totalité des postes ont été pourvus : 4 068 sur 4 070 pour cette rentrée universitaire. "Cela montre bien que les jeunes ne font pas le choix de bouder cette spécialité, malgré la quatrième année", a constaté le cabinet de Stéphanie Rist.
Pour cause : la quatrième année d’internat de médecine générale débutera en novembre prochain. D'après le Gouvernement, plus de 3 000 docteurs juniors devraient débuter cette dernière année de formation ; 500 internes débuteront leur quatrième année lors d'une seconde vague, en mai 2027. Initialement, l'exécutif tablait sur une promotion de 3 700 docteurs juniors au total.
80 % des DJ exerceront dans des territoires caractérisés par des difficultés d’accès aux soins (ZIP, ZAC, QPV).
Pour renforcer plus rapidement les équipes de soins, le Gouvernement annonce également son objectif de doubler, dès 2027, le nombre d’infirmières en pratique avancée (IPA) formées chaque année. Environ 1 000 IPA sont actuellement formées annuellement.
Pour atteindre cet objectif, plusieurs freins à la formation doivent être levés. Le Gouvernement prévoit notamment de supprimer la durée minimale d’exercice préalable à l’accès à la pratique avancée et d’ouvrir la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour les IPA.
L'exécutif souhaite enfin renforcer les dispositifs d’accompagnement à l’installation. Le PLFSS pour 2027 prévoit ainsi 52 millions d’euros pour les contrats d’engagement de service public (CESP), soit 13 millions d’euros de plus qu’en 2026, selon Stéphanie Rist.
La sélection de la rédaction
Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?
Pascale Debenest
Non
J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus