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Présidentielle 2027 : 25 propositions pour transformer la lutte contre le cancer
Alors que le cancer reste la première cause de mortalité en France et que le nombre de nouveaux cas devrait fortement augmenter d'ici à 2050, Unicancer dévoile 25 propositions destinées à nourrir le débat de l'élection présidentielle de 2027.
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Renforcer la place des patients, favoriser l'innovation, décentraliser la recherche… Unicancer, qui regroupe les 18 centres de lutte contre le cancer (CLCC), a listé 25 propositions en vue de l'élection présidentielle de 2027. Si "les progrès thérapeutiques, technologiques et organisationnels" ont permis "des évolutions majeures", le cancer reste la première cause de mortalité en France, rappelle Unicancer, par voie de communiqué de presse.
Et les choses risquent de ne pas s'arranger. Le nombre annuel de nouveaux cas de cancers devrait augmenter de 77 % entre 2022 et 2050 au niveau mondial, indique Unicancer. En cause : le vieillissement de la population, l'évolution des modes de vie et l'exposition croissante aux principaux facteurs de risque. Toutefois, 40 % des cancers pourraient être évités. Toujours dans les chiffres, 90 % du parcours patient a lieu en dehors des murs de l’hôpital ; la prise en charge des cancers représentait 27,1 milliards d'euros de dépenses remboursées en France en 2023.
Alors que faire ? Unicancer a formulé 25 propositions autour de cinq axes. Le premier repose sur une prise en charge globale et équitable sur tout le territoire. Ici, il s'agit de "prévenir davantage et de manière individualisée", de "mieux vivre avec et après le cancer" et de "renforcer la place des patients et de leurs proches dans le système de santé". Concrètement, il faudrait développer une politique nationale "ambitieuse" de "prévention personnalisée", généraliser "la vaccination systématique contre les virus HPV", ou encore développer des "centres dédiés à la prévention, de proximité, ouverts sur la ville et adossés à des établissements experts comme les CLCC." Le maintien dans l'emploi ou la mise en place d'une "cancérologie plus participative" avec des patients "pleinement" associés aux décisions figurent parmi les actions préconisées. Les aidants devront également être mieux reconnus et accompagnés.
Le deuxième acte repose sur la qualité, l'efficience et la pertinence des soins. "Pour favoriser les prises en charge globales et coordonnées sur l'ensemble du territoire, y compris outre-mer, la première priorité, c'est d'obtenir une loi de programmation pluriannuelle en santé, assortie d'une trajectoire dédiée pour la cancérologie", souligne Sophie Beaupère, déléguée générale, cité par l'AFP. De plus, faire mieux collaborer les acteurs de la ville et de l'hôpital est "une priorité", tout en s'attachant à "réduire les délais de prise en charge, [...] les actes inutiles".
Troisième point : miser sur le développement de la recherche et de l'innovation en France. "Les innovations concourent à construire le futur de la lutte contre le cancer mais les freins à la recherche et à l'innovation sont encore nombreux, dans un contexte marqué par une compétition mondiale accrue", analyse Unicancer. Il faudrait ainsi lever "les barrières administratives et réglementaires qui subsistent". Et pour cela, Unicancer souhaite décentraliser davantage la recherche hors de l'hôpital pour la rendre accessible à tous et renforcer le rôle de la France comme nation de référence en matière de recherche sur les données de santé et l'IA en cancérologie.
L'avant-dernier point concerne les ressources humaines. Il faudra ici faire attention à "l'attractivité" de ce secteur et à "la fidélisation des professionnels", en prenant notamment en compte les évolutions scientifiques et numériques qui sont d'ores et déjà enclenchées. "Anticiper ces transformations suppose de repenser la formation, les parcours professionnels et les conditions d'exercice afin de garantir des conditions d'exercice correspondant à leurs attentes et à leurs ambitions tout au long de leur carrière."
Enfin, ultime point, Unicancer, qui représente 18 centres de lutte contre le cancer, souhaite que les candidats à l'élection présidentielle soutiennent ce modèle. "Les CLCC sont des établissements 100 % service public, assurant une prise en charge sans activité privée et sans reste à charge pour les patients", rappelle le communiqué. À ce titre, Unicancer appelle à "doter les CLCC des ressources", en particulier "à corriger l’écart de tarif persistant de 2 % avec l’hôpital public", et en associant "systématiquement" les CLCC aux stratégies hospitalo-universitaires.
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