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Cancers : plus de formes graves chez les personnes modestes
Les facteurs sociaux-économiques influent fortement sur l’incidence, mais aussi sur le pronostic des cancers. C’est ce qui ressort d’une étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), dont les résultats viennent d’être rendus publics.
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Ainsi, certains cancers sont plus fréquents chez les personnes ayant un plus faible niveau de vie. Mais cela dépend beaucoup du type de cancer. Les cancers pulmonaires, par exemple, sont 2,2 fois plus élevés chez les 10% de personnes les plus modestes par rapport au 10% les plus aisés ; probablement du fait d’une prévalence plus forte du tabagisme dans cette population. Au contraire, les cancers du sein et de la prostate sont moins fréquents, du fait d’une recours plus important au dépistage.
Surtout, les personnes les moins aisées ont plus de risque de développer des cancers agressifs et de mauvais pronostic (risque 1,7 fois plus élevé chez les 10 % les plus modestes).
L’étude confirme, par ailleurs, le moins bon dépistage chez les populations vulnérables économiquement, avec un diagnostic posé plus souvent à un stade déjà métastatique pour les cancers faisant l’objet d’un dépistage. "À l’inverse, pour les cancers non dépistables, les écarts de diagnostic à un stade métastatique n’apparaissent pas", ajoute la Drees.
Références :
Communiqué de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees, 4 juin)
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