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EVC 2026 : la médecine générale n'est plus la voie "par défaut" pour les Padhue

Plusieurs évolutions ont été apportées à l'organisation des épreuves de vérification des connaissances (EVC) des praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue) pour l'année 2026. Elles traduisent, notamment, une reconnaissance pleine et entière de la spécificité de la médecine générale. 

17/07/2026 Par Louise Claereboudt
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Des "avancées importantes" pour la médecine générale dans l'organisation des épreuves de vérification des connaissances (EVC). C'est ainsi que s'intitule le communiqué de presse du Collège de la médecine générale (CMG), du Collège national des généralistes enseignants (CNGE), du Conseil national professionnel de médecine interne (MIPIC) et du Conseil national de l'Ordre des médecins, diffusé ce jeudi 16 juillet.  

Dans cette communication commune, les quatre instances se réjouissent des évolutions apportées aux EVC, qui constituent la première étape de la procédure d'autorisation d'exercice pour les Padhue. "Ces évolutions permettent d'avoir une meilleure cohérence entre l'expérience des candidats, leur projet professionnel et le parcours de formation", a commenté le Dr Cyril Bègue, président du CMG auprès d'Egora.  

Concrètement, pour cette édition 2026, une épreuve commune de "médecine interne polyvalente et immunologie clinique" est créée, "avec des parcours de consolidation des compétences spécifiques à chaque orientation", précise la DGOS sur LinkedIn. Une évolution introduite par un arrêté daté du 12 juin. Cela doit "notamment éviter que des praticiens ayant vocation à exercer en établissement de santé ne présentent par défaut les épreuves de médecine générale", soulignent le CMG, le CNGE, le CNP MIPIC et le Cnom. 

Jusqu'à présent, de nombreux candidats choisissaient la médecine générale alors qu'ils se destinaient à une carrière hospitalière, indique Cyril Bègue. Ces évolutions permettent donc de "mieux orienter les candidats selon leur projet professionnel réel", poursuivent les quatre instances dans leur communiqué.  

Parcours "ambulatoire" 

La création d'une épreuve de "médecine interne polyvalente et immunologie clinique" s'accompagne également d'une reconnaissance de la "spécificité de la médecine générale", se réjouit Cyril Bègue. D'abord, au travers de la composition du jury des EVC de médecine générale, qui a été modifiée par l'arrêté du 12 juin. Le texte stipule que le "président du jury de médecine générale doit exercer des fonctions d'enseignement et être titulaire du diplôme de médecin dans la spécialité de médecine générale".  

Le président du jury de médecine générale n'a "pas l'obligation d'exercer des fonctions hospitalières", précisent le CMG, le CNGE, le CNP MIPIC et le Cnom. "Cette évolution tient compte de l'exercice ambulatoire de la médecine générale et du statut de ses enseignants universitaires", se réjouissent ces instances. C'est le Pr Vincent Renard, de l'université Paris Est Créteil, qui présidera ce jury. Un "signal fort", pour les organisations professionnelles. 

Pour les Padhue qui choisiraient la médecine générale, "le parcours de consolidation des compétences reposera sur un projet d'exercice en ville et la réalisation de stages en ville", poursuit la DGOS. Il s'agit là davantage d'une "clarification" pour Cyril Bègue puisque jusqu'ici, le stage ambulatoire n'était pas obligatoire. Et comme bon nombre de praticiens se destinaient en réalité à poursuivre un exercice hospitalier, il était peu plébiscité.  

Pour tenir compte de ces évolutions, la période d'inscription aux EVC a été prolongée jusqu'au 21 juillet 17h, par voie d'arrêté. "Pour les spécialités de psychiatrie, médecine interne polyvalente et immunologie clinique, médecine générale, médecine d'urgence et gériatrie, aucun diplôme de spécialité n'est requis pour [s'y] présenter", rappelle la DGOS. En médecine générale, 89 postes sont ouverts au titre de la voie interne et 35 postes au titre de la voie externe. En médecine interne polyvalente et immunologie clinique, 564 postes sont ouverts au titre de la voie interne et 213 postes au titre de la voie externe. 

Dans leur communiqué, le CMG, le CNGE, le CNP de médecine interne MIPIC et le CNOM rappellent "leur attachement à l'accueil et à l'accompagnement des Padhue dans des conditions claires, équitables et adaptées aux besoins du système de santé". Ils affirment qu'ils "resteront mobilisés pour accompagner les lauréats des EVC de médecine générale, sécuriser leurs parcours de consolidation des compétences et garantir une meilleure cohérence entre les épreuves présentées, les compétences attendues et l'exercice professionnel futur". 

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