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"Nomadisme médical" : l'Assurance maladie va sanctionner les patients qui enchainent les arrêts maladie

Face à la hausse des arrêts de travail, le ministère annonce la parution prochaine de deux décrets : l'un pour réduire la durée d'indemnisation dont bénéficiaient les patients "en ALD non exonérantes", l'autre pour lutter contre le nomadisme médical. 

10/09/2026 Par Aveline Marques
Politique de santé Assurance maladie / Mutuelles
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Nouveau coup de frein sur les arrêts maladie. Alors que la durée de prescription des arrêts de travail est limitée à 1 mois depuis le 1er septembre, le Gouvernement annonce la parution prochaine de deux décrets, faisant suite au plan d'action présenté en avril dernier. 

Le premier texte concerne le dispositif dérogatoire des arrêts de travail de longue durée, dont bénéficient les assurés atteints d'une affection grave ou chronique nécessitant une interruption de travail d'une durée prévisible de plus de 6 mois. Placés dans le statut dit d'ALD "non exonérantes", ils bénéficient actuellement du même compteur d'indemnités journalières que les patients en ALD classiques, soit jusqu'à 1095 jours consécutifs sur trois ans (de date à date), contre 360 jours cumulés sur une période de 3 ans pour les assurés relevant du droit commun. Pointant la "très forte dynamique" des dépenses liées à l'indemnisation de ces arrêts (+6,4% par an), qui ont atteint 3,17 milliards d'euros en 2023 pour 401 000 arrêts de travail, l'exécutif veut ramener à un an la durée maximale d'indemnisation, et ce à compter du 15 octobre. 

Une mesure déjà envisagée dans le cadre du PLFSS 2026 qui devrait permettre, selon les estimations*, d'économiser 1,1 milliard d'euros sur les indemnités journalières. En "contrepartie", le ministère de la Santé veut renforcer la prise en charge médicale et paramédicale des patients atteints de dépression légère à modérée ou de troubles musculosquelettiques, qui représentent les deux tiers de ces arrêts "dérogatoires", afin de favoriser le retour vers l'emploi et prévenir la désinsertion professionnelle. 

Cela passera par la généralisation en 2027 de deux expérimentations article 51 qui ont fait leurs preuves dans l'accompagnement des patients souffrant de troubles psychiques (Sesame et DSPP), et le lancement prochain d'une expérimentation article 51 dédiée pour les TMS. 

Le "deuxième avis" toujours dans les tuyaux 

Le deuxième décret cible le "nomadisme médical", c'est-à-dire les arrêts de travail de courte durée "répétitifs" qui, s'ils ne pèsent pas lourd sur le budget de la Sécurité sociale, "désorganisent les entreprises", met en avant l'exécutif. En 2024, quelque 13 000 assurés se sont ainsi vu prescrire un arrêt par au moins 5 généralistes différents, pour une durée moyenne de 12 jours, indique le cabinet. Certains arrêts peuvent s'expliquer par des difficultés d'accès aux soins, mais d'autres seraient non justifiés, a pointé le cabinet. Le texte à paraître va permettre à l'Assurance maladie de renforcer les contrôles et les sanctions. En cas d'"abus manifestes, caractérisés", les assurés fraudeurs pourraient ainsi écoper de pénalités financières ou se voir réclamer des indus sur les indemnités journalières versées. 

Quant à l'idée d'aider les généralistes à solliciter un deuxième avis sur les arrêts de travail longs pour troubles psychiques ou TMS auprès de confrères spécialistes (rhumatologue, psychiatre), évoquée par Stéphanie Rist en avril dernier, elle fait son chemin. "La ministre a demandé aux partenaires conventionnels de travailler" sur ce dispositif, a confirmé son cabinet. 

*Chiffrage issu de l'étude d'impact du PLFSS 2026 : 100 millions d'euros d'économies la première année, 400 millions d'euros la deuxième année et 600 millions d'euros la troisième année. 

Faut-il imposer à tous les généralistes libéraux d'être le médecin traitant d'au moins 500 patients ?

Pascale Debenest

Pascale Debenest

Non

J'ai choisi médecine libérale justement pour être libre d'organiser mes journées comme je l'entends . Je suis en campagne (bourg d... Lire plus

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Binocle Lulu
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Débatteur Passionné
Ophtalmologie
il y a 2 mois
Depuis des décennies, année après année, toujours plus de prélèvements sociaux, toujours moins de services rendus, et pour les soignants touiours plus de contraintes. Pourtant chaque année le déficit abyssal de la sécu persiste à ne pas vouloir disparaître. Cest que les temps ont bien changé depuis 1945. Il n'y a donc aucun décideur, aucun politique pour clamer haut et fort qu'on pourrait changer de paradigme ? Ls défenseurs de la sécu, ceux qui clament "du passé faisons table rase" restent étrangement bien silencieux à ce sujet. Pourquoi donc ?
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DELA LIE
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Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 2 mois
Si la mesure n'avait pas que pour objectif les comptes sonnants et trébuchants....,avec des actions // de prévention, de reclassement professionnels ! Combien de prof en arrêt, incapablent d'affronter de nouveau tant leur direction que leurs élèves, pourraient travailler autre part ? Bien avant les 3 ans de droits d'arrêts, suivi d'un temps partiel... C'est un exemple comme un autre, juste mon dernier patient était un prof. Par mis les solutions il faut intégrer bien plus que le bâton !
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CHAMBON dominique
6,3 k points
Débatteur Passionné
Médecine générale
il y a 1 mois
Les syndicats crypto-communistes qui co-gèrent les organismes de la SS (Cpam, Ursaaf, Carsat, Assedic,…) n’ont eu de cesse de faire croire aux salariés depuis 1945, que les prises en charge des A.T., Indemnités journalières, mais aussi, consultations, médicaments, soins de confort, ils y avaient droit sans devoir. Tellement qu’on en arrive maintenant, après avoir acheté une soit-disant paix sociale, à serrer des boulons qui ne tiennent que par…par quoi, au fait? La dette pardi! Le freinage ne pourra qu’être violent.
 
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