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Diabète de type 2 : identification de 4 sous-types utiles pour la prise en charge
Une simple prise de sang pourrait permettre de différencier quatre profils de patients atteints de diabète de type 2, en fonction de biomarqueurs sanguins immunitaires. Cette nouvelle classification aiderait à préciser l’évolution de la maladie en fonction du risque de complications et ainsi de guider la prise en charge préventive.
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Si l’on sait que le diabète de type 2 peut regrouper des pathologies ayant des mécanismes biologiques, des symptômes et des trajectoires différentes, les classifications actuelles ne tiennent pas compte de cette complexité. "Il manque des marqueurs capables de dresser des profils cliniques assez détaillés et stables pour prédire en amont les risques de complications, afin d’adapter les traitements pour une prise en charge plus personnalisée et précise", précise l’Inserm.
Dans une nouvelle étude, une équipe de scientifiques parisiens (Institut Necker-Enfants malades, Inserm/CNRS/Université Paris Cité) a donc voulu préciser les choses dans ce domaine. Se basant sur les données de 1 500 personnes récemment diagnostiquées avec un diabète de type 2, les chercheurs ont ainsi réussi à identifier quatre sous-types de diabètes de type 2 distincts, chacun défini par un profil immunitaire différent, et associé à un risque différent de complications. Ils proposent donc une nouvelle classification, avec quatre entités, fondée sur des paramètres immunitaires "simples et facilement accessibles", qui reflète le potentiel plus ou moins inflammatoire de la maladie.
Ainsi, le Severe Inflammatory Diabetes (Sind) est un diabète inflammatoire sévère avec des populations de cellules immunitaires globalement plus denses et à haut risque de complications. Le Mild Inflammatory Diabetes (Mind) est un diabète inflammatoire léger. Le Lymphocyte-Rich Diabetes (Lyrd) est un diabète sans complications qui présente une augmentation des lymphocytes, ce qui a un effet protecteur. Et enfin, le Lymphocyte-Deficient Diabetes (Lydd) est un diabète déficient en lymphocytes.
Dans l’étude, environ 15 % des patients présentaient une forme de diabète Sind.
L’intérêt de ces biomarqueurs dans le temps a ensuite été vérifié à partir de plusieurs cohortes de patients. "Les résultats montrent que les différents types de cellules immunitaires restent très stables en nombre dans le temps", confirme l’Inserm dans son communiqué. En outre, les biomarqueurs permettaient de prédire le risque de complications cardiovasculaires et rénales liées au diabète de type 2, jusqu’à cinq ans avant leur apparition.
Enfin, l’équipe de recherche s’est intéressée à l’aspect thérapeutique. Elle a ainsi montré – dans une étude sur 20 volontaires pré-diabétiques - que des traitements médicamenteux et chirurgicaux permettaient de rendre réversibles les diabètes hautement inflammatoires. Des études avec des patients ayant un diabète de type 2 Sind sont en cours.
"Ensemble, les résultats de cette étude ouvrent la voie à une nouvelle façon de classer le diabète de type 2 fondée sur le système immunitaire", conclut l’Inserm. "Cette approche offre un outil précieux, simple, pratique et adaptable pour mieux prédire le risque pour chaque patient, distinguer les profils à risques et renforcer les efforts thérapeutiques pour ces derniers avec des traitements plus adaptés et personnalisés", ajoute Nicolas Venteclef (Inserm).
Références :
Inserm (3 septembre) ; et Tran Vuong B. et al. Cell Metabolism (25 aout).
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