pilule

@Sophie Animes/Stock.adobe.com

Risques de méningiome associés au désogestrel : l’ANSM renforce l’information des femmes

De façon à compléter l’information concernant sur les risques de méningiome associés à l’utilisation des traitements à base de désogestrel, des courriers vont être envoyés prochainement aux professionnels de santé prescripteurs ainsi qu’aux utilisatrices de ce traitement.

10/09/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Gynécologie-Obstétrique
pilule

@Sophie Animes/Stock.adobe.com

Ces mesures interviennent suite à celles déjà prises par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), et à la décision de l’agence européenne du médicament (EMA) de juillet dernier de recommander l’ajout du risque de méningiome dans la notice et dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP).

Le risque associé au contraceptif est cependant "rare" rappelle l’ANSM. Il a été mis en évidence dans une étude menée par le groupement Epi-Phare, qui a mis en évidence "une augmentation très faible du risque de méningiome chez les femmes utilisant du désogestrel de façon prolongée pendant au moins un an". Ce risque correspondrait à un cas supplémentaire de méningiome pour 67 000 femmes utilisatrices, avec une augmentation avec l’âge et la durée d’exposition (plus de 45 ans, ou plus de 5 ans). Le risque augmentait aussi en cas d’exposition antérieure à un progestatif déjà connu comme étant à risque (acétate de cyprotérone, nomégestrol, chlormadinone), et avec une significativité "dès la première année d'utilisation du désogestrel seul 75 μg".

L’agence rappelle en outre que l’arrêt du traitement réduit le risque.

Les courriers envoyés informeront chaque patiente de manière personnalisée, les incitant à en parler avec leur médecin lors d’une prochaine consultation. La contraception doit, en effet, être réévaluée tous les ans, et tenir compte de l’âge, de la durée d’utilisation du désogestrel, des traitements progestatifs anciens, des besoins et de l’état de santé de chaque femme.

En outre tout symptôme suspect de méningiome doit faire consulter et envisager une imagerie.

Références :

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, 10 septembre)

Alimentez-vous le DMP de vos patients ?

Jacques BRIAND

Jacques BRIAND

Non

Quand les serveurs recueillant les DMP étaient aux USA, la sécurité n'était pas assurée, puisque là-bas les "back doors" sont obli... Lire plus

1 débatteur en ligne1 en ligne
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
56
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3