@MD NAZMUL/Stock.adobe.com/Générée par IA
Consultation à 50 euros, suspension de la MSO… Médecins pour demain démarche les candidats à l'élection présidentielle
L'association a adressé à l'ensemble des partis politiques et des candidats à la présidentielle ses "30 propositions pour sauver la médecine libérale".
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"On ne sauve pas la médecine de proximité en ajoutant des contraintes. On la sauve en redonnant du temps, de la confiance et une juste valeur à l'acte médical", plaide la Dre Moktaria Alikada, présidente de Médecins pour demain. En vue de l'élection présidentielle de mai prochain, l'association a élaboré une "plateforme programmatique". Ses "30 propositions pour sauver la médecine libérale" ont été adressées à "l'ensemble des partis politiques et des écuries présidentielles", annonce-t-elle dans un communiqué.
Les candidats à la fonction suprême sont invités à se positionner sur trois "priorités" : "remettre le médecin traitant au centre du parcours de soins", "protéger la décision médicale de toute mise sous objectifs" (MSO) et "revaloriser l'acte médical pour redonner du temps aux patients".
En premier lieu, Médecins pour demain exige que tout développement de dispositif visant à prendre en charge les soins non programmés (structure, téléconsultation, etc.) "soit conditionné à leur adossement à la médecine de ville existante".
Soulignant "la complexification croissante des prises en charge", l'association de libéraux "réitère sa demande de porter la consultation à 50 euros d'ici la fin du prochain quinquennat". "Une consultation mieux valorisée, c'est une consultation plus longue, donc une meilleure qualité de soins", argue-t-elle.
Elle demande, enfin, la "suspension" des MSO, un dispositif "qui installe une défiance" des libéraux vis-à-vis de la Caisse et dont le coût, "en perte d'adhésion et en départs de médecins", "dépasse largement le gain affiché" (25 millions d'euros d'économies sur les arrêts de travail).
L'ensemble des 30 propositions sera dévoilé ultérieurement.
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