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Enfants prématurés : une population encore légèrement vulnérable à 10 ans
De nouvelles données montrent que les enfants nés prématurés évoluent globalement sans problème de santé particulier à long terme. Cependant ils présentent - un peu plus souvent que ceux nés à terme - des troubles du comportement ou du développement.
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C’est ce qui ressort de l’enquête Epipage-2 qui suit 2 181 enfants prématurés depuis leur naissance, qui ont été comparés à 7 236 enfants nés à terme, issus de l’enquête Elfe (Inserm/ Ined).
En France, la prématurité concerne 7 % des naissances. L’enquête – qui est basée sur des entretiens avec les parents - révèle qu’à 10 ans, 16 % des enfants nés prématurément présentent des difficultés comportementales, contre 12 % des enfants nés à terme, principalement des difficultés de gestion des émotions.
En outre, on observe des troubles du développement nécessitant au moins un soin de santé chez près d’un enfant sur deux né extrême prématuré (entre 24 et 26 semaines d’aménorrhée), avec une proportion qui diminue avec le degré de prématurité (73 % des enfants nés modérément prématurés).
Sur le plan de la scolarité, de légères différences sont observées. Ainsi, il y a un peu plus de redoublements : 16 % chez les prématurés extrêmes, 11 % chez les grands prématurés et 4 % chez les prématurés modérés, contre 3 % des enfants nés à terme. Et 23 % des enfants nés prématurément bénéficient d’un soutien scolaire, contre 12 % de ceux nés à terme.
Selon les dires des parents, 70 % des enfants prématurés ne rencontraient pas de difficulté particulière, ni en français ni en mathématiques, contre 80 % des parents d’enfants nés à terme.
L’étude met aussi en lumière un léger impact sur les activités quotidiennes. Ainsi les enfants nés prématurés pratiquent un peu moins d’activités sportives (69 % contre 77 % des enfants nés à terme), et un peu mois d’activité sociale (anniversaire avec des amis, nuit chez des amis). La participation aux activités extrascolaires et sociales dépendait de la présence ou non de difficultés comportementales ou développementales.
Selon les parents, 14 % des enfants nés entre 24 et 26 semaines et 4 % de ceux nés entre 32 et 34 semaines présentent des limitations dans leurs activités quotidiennes – généralement dus à à des troubles neurodéveloppementaux. Et "environ 20 % des parents d’enfants nés prématurément ont déclaré que leur enfant présentait des difficultés importantes sur le plan émotionnel, comportemental ou relationnel" rapporte l’Inserm dans un communiqué.
"Les résultats de notre étude montrent que les enfants nés prématurément constituent encore, à 10 ans, une population vulnérable, conclut Véronique Pierrat, première autrice de cette étude, chercheuse Inserm et néonatalogiste au Centre hospitalier intercommunal de Créteil. Ils renforcent l’importance de proposer aux familles un suivi personnalisé de ces enfants, en particulier concernant ceux nés extrêmement prématurément. Ces recommandations devraient couvrir la période de transition entre l’enfance et l’adolescence, afin de favoriser la santé, l’éducation et l’inclusion sociale".
Références :
Inserm (10 septembre) ; et Pierrat V. et al. eClinicalMedicine, 2026; 0 (10 septembre)
https://www.thelancet.com/journals/eclinm/article/PIIS2589-5370(26)00407-4/fulltext
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