Mission AMO/AMC : les ostéopathes redoutent le déremboursement
Les représentants des ostéopathes et des chiropracteurs ont demandé une audition avec les quatre experts désignés pour mener à bien la mission sur l'articulation entre Assurance maladie et complémentaires santé.
Dans un communiqué commun diffusé le 6 février dernier, les représentants des ostéopathes et des chiropracteurs* indiquent avoir écrit aux quatre experts désignés par le Gouvernement pour mener à bien la mission sur l'articulation entre assurance maladie obligatoire (AMO) et complémentaires (AMC), officiellement lancée début février. Ils réclament une audition avec ces personnalités.
L'ancienne ministre de la Santé et présidente de la Fnehad Élisabeth Hubert, le président du groupe VYV Stéphane Junique, le conseiller maître à la Cour des comptes Franck von Lennep et le fondateur du cabinet d'Asterès Nicolas Bouzou sont appelés à "proposer les voies et moyens d'une réforme structurelle" pour "améliorer l'articulation", soit le "partage" de la prise en charge des soins, entre Assurance maladie et complémentaires santé.
"Dans ce cadre, la question du remboursement des soins en ostéopathie et en chiropraxie est ainsi susceptible d'être à nouveau examinée avec des conséquences potentielles importantes pour l'accès aux soins et la lisibilité de l'offre de santé pour les patients", écrivent les représentants de ces deux professions, inquiets, dans leur communiqué de presse.
Interrogée à ce sujet lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), fin novembre, Stéphanie Rist avait éludé la question : "Ça ne peut pas être à la ministre de dire il faut qu'il y ait ça ou ça dans les contrats".
Le remboursement de l'ostéopathie par les mutuelles fait toutefois régulièrement l'objet de remises en cause. Un rapport sénatorial, daté de septembre 2024, ainsi que celui des trois hauts conseils (HCAAM, HCFEA, HCFIPS), publié en juillet 2025, préconisaient ainsi d'exclure l'ostéopathie et d'autres pratiques de la catégorie des contrats solidaires et responsables, au motif d'une insuffisance de preuves scientifiques.
Se disant "unies par des positions convergentes sur des sujets structurants pour leurs professions", "et notamment sur la nécessité de renforcer la régulation par la création d'une Autorité publique indépendante (API)", les organisations représentant les ostéopathes et chiropracteurs affirment vouloir "contribuer de manière constructive aux travaux de la mission [AMO/AMC], dans l'intérêt des patients et de la qualité du système de santé".
*Association française de chiropraxie (AFC), Association française d'ostéopathie (AFO), Syndicat français des ostéopathes (SFDO) et Unité pour l'ostéopathie (UPO).
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