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Association diabète-HTA : 5 profils génétiques identifiés

Le diabète et l’hypertension artérielle (HTA) sont fréquemment associés, chez un individu, de par leur origine commune impliquant le surpoids, la sédentarité et la mauvaise alimentation. Mais les explications ne s’arrêtent pas là.

11/02/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Cardio-vasculaire HTA Diabétologie
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C’est ce que vient de mettre en évidence une équipe de scientifiques français et britanniques qui a voulu en savoir plus sur l’origine de la coexistence de ces deux facteurs de risques cardiovasculaires. Ils se sont intéressés aux mécanismes biologiques et génétiques qui pourraient l’expliquer.

Pour cela, ils ont analysé sur le plan génétique 1 304 individus qui présentaient à la fois un diabète de type 2 et une HTA. Ils ont ensuite classé les profils génétiques en fonction de leurs effets mécanistiques sur différents paramètres métaboliques et cardiovasculaires.

Les chercheurs ont ainsi identifié 5 profils génétiques correspondant à 5 voies biologiques expliquant pourquoi le diabète de type 2 et l’hypertension coexistent si fréquemment.

Ces voies pouvaient être liées "au syndrome métabolique, à une production insuffisante d’insuline, à un excès de masse grasse ou à un dysfonctionnement des vaisseaux sanguins", détaille l’Inserm dans un communiqué accompagnant la sortie de cette étude. Mais d’autres voies et organes étaient aussi impliqués comme la fonction thyroïdienne ou le développement précoce, "soulignant la diversité des origines biologiques du risque".

"Ces résultats renforcent la nécessité de considérer que la comorbidité cardiométabolique n’a pas une cause unique. La génétique permet de mieux comprendre cette complexité et d’orienter une prévention et une prise en charge plus personnalisées, fondées sur les mécanismes biologiques en jeu", commente le Pr Philippe Froguel (Université de Lille et Imperial College London), auteur senior de cette étude.

A terme, ces résultats pourraient permettre d’identifier des profils particulièrement à risque pour mieux orienter les prises en charge.

Références :

Inserm (10 février) ; et Pascat, V., et al. Nat Commun 17, 1446 (2026). https://doi.org/10.1038/s41467-025-67449-2

 

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