Non-lieu rendu suite au suicide d'un jeune médecin : ce syndicat "refuse la banalisation"
Pour la justice, aucune infraction pénale n'a pu être caractérisée. Mais pour le syndicat Jeunes Médecins, qui avait porté plainte, les conditions de travail contribuent à la détresse psychique des jeunes médecins.
Le drame est survenu en 2020. Jeune médecin, Louis* a mis fin à ses jours, un lundi matin, alors qu'il terminait son clinicat dans un hôpital privé, rapporte Jeunes Médecins Ile-de-France. "Surcharge de travail, manque de moyens, glissement de tâches"… Le jeune praticien avait pourtant formulé des alertes "auprès de ses collègues, de son chef de service", pointe le syndicat, qui avait décidé de porter plainte.
Mais "après plusieurs années d’instruction, une ordonnance de non-lieu a été rendue", indique Jeunes Médecins IDF dans un communiqué diffusé ce lundi. "La justice rappelle qu’un suicide est multifactoriel et qu’aucune infraction pénale n’a pu être caractérisée", tout en soulignant "la difficulté à détecter les risques psychosociaux dans le milieu hospitalier", relève le syndicat, qui "prend acte de cette décision".
Refusant la "banalisation" et "l'invisibilisation des suicides de jeunes médecins", Jeunes Médecins interpelle : "Est-il acceptable que les conditions de travail puissent ne serait-ce que 'contribuer' à la détresse psychique de jeunes médecins ?" Le syndicat appelle à une "véritable politique de prévention" pour qu'"aucun soignant" ne soit "laissé seul face à sa détresse".
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