Stéphanie Rist

Stéphanie Rist ce 6 novembre, à Paris. Crédit photo : Louise Claereboudt

"Nous devons nous parler" : Rist renforce ses liens de confiance avec les médecins spécialistes

Un an après les fortes tensions provoquées par la LFSS 2026, la ministre de la Santé est venue consolider le rapprochement engagé avec les médecins spécialistes aux Rencontres d'Avenir Spé, ce vendredi 6 novembre, à Paris.  

06/11/2026 Par Louise Claereboudt
Spécialistes
Stéphanie Rist

Stéphanie Rist ce 6 novembre, à Paris. Crédit photo : Louise Claereboudt

Si elle avait été accueillie fraîchement l'an dernier à La Baule (Loire-Atlantique), la ministre de la Santé a reçu un accueil bien plus chaleureux, ce vendredi matin, aux 5es Rencontres de la médecine spécialisée, organisées cette fois à Paris. Il faut dire que le contexte est nettement moins tendu qu'à l'automne 2025, lorsque le projet de loi de financement de la Sécurité sociale contenait plusieurs mesures jugées délétères pour la médecine spécialisée (taxation des dépassements, lutte contre les "rentes" dans certains secteurs, MSO obligatoire, sanctions en cas de non-alimentation du DMP…). 

 

Un an – et une grève massive – plus tard, l'atmosphère entre les représentants de la profession et les tutelles s'est nettement améliorée. Et pour cause : Stéphanie Rist a honoré les engagements pris en janvier 2026, qui avaient permis de mettre fin au mouvement de contestation des médecins libéraux. "Vous avez tenu ce à quoi vous vous étiez engagée […], c'est-à-dire de nous revoir régulièrement avec des bilatérales qui se sont tenues et ont été plutôt enrichissantes et de bonne facture", a souligné le président d'Avenir Spé, le Dr Vincent Pradeau, en ouverture de ces Rencontres. 

Et de remercier Stéphanie Rist pour le budget de la Sécurité sociale pour 2027, actuellement débattu au Parlement, "neutralisé d'un certain nombre d'urticants". 

"Depuis un an, nous avons travaillé ensemble avec les différentes spécialités, nous nous sommes vus régulièrement, nous avons fait progresser nos réflexions et le dialogue conventionnel avec l'Assurance maladie a pu reprendre", s'est félicitée la ministre. "Cette confiance renouée doit désormais être entretenue", a insisté Stéphanie Rist, qui en fait l'un des défis des prochains mois. "Nous devons nous parler, nous écouter et construire ensemble des évolutions nécessaires en respectant les prérogatives de chacun […] Les spécificités propres aux disciplines, l'évolution des pratiques et la reconnaissance des actes doivent pouvoir trouver leur place dans un dialogue conventionnel de qualité." 

Un nouvel amendement

C'est dans cet esprit que la ministre a annoncé avoir déposé un amendement au PLFSS 2027 pour supprimer les deux articles – 77 et 78 – qui permettaient au directeur général de l'Uncam de demander au Gouvernement de baisser les tarifs de certains actes par décret. "Ces dispositions ne permettent pas d'instaurer un cadre de négociation conventionnelle propice à la recherche de compromis. Le Gouvernement, sans remettre en cause la nécessité de respecter le cadre budgétaire des finances sociales, souhaite préserver les modalités habituelles de la négociation conventionnelle", lit-on dans l'exposé de l'amendement, qui sera examiné au Sénat la semaine prochaine. "Je m'étais engagée à ne pas en faire usage", a rappelé Stéphanie Rist. 

La ministre a également salué la reprise du dialogue conventionnel sur les dépassements d'honoraires, autre sujet brûlant du début 2026. Ce dialogue "doit permettre d'aborder ce sujet dans toutes les dimensions, pour trouver des solutions avec les professionnels de santé et non contre eux", a insisté la ministre.  

Avant de quitter les Rencontres de la médecine spécialisée, la ministre a souhaité, comme elle l'avait fait l'an dernier, s'entretenir à huis clos avec les présidents de chaque verticalité. Un entretien de près de trois quarts d'heure au cours duquel les représentants des spécialistes ont fait part de leurs remarques concernant, par exemple, le décret à paraître sur la régulation de la médecine esthétique.  

Cet échange a aussi permis d'aborder les inquiétudes des professionnels concernant l'avenir de la médecine libérale spécialisée. "Nous avons notamment fait part de la fragilisation des cabinets de spécialistes en secteur 1 qui ne trouvent pas ou plus de collaborateurs ou de successeurs", a expliqué Vincent Pradeau à Egora.  

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Alain Berkovits

Alain Berkovits

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Diviser pour mieux régner . Le problème c est le numerus clausus pas les 1%de médecins qui font de l esthétique. D autre part ave... Lire plus

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