@Brian Jackson - stock.adobe.com
Les Français connaissent mal les maladies cardiométaboliques et rénales
Une nouvelle enquête apporte un éclairage original sur les connaissances des Français concernant les maladies cardio-vasculaires. Elle souligne, en effet, que si les Français mesurent la gravité des maladies cardiovasculaires et connaissent les principaux facteurs de risques, ils ne comprennent pas les liens entre les différentes maladies cardiovasculaires, rénales et métaboliques.
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Ces nouvelles données sont issues du 4ᵉ baromètre sur ce sujet*, dont les résultats ont été présentés le 4 novembre à l’Académie nationale de médecine par l’IHU ICAN**, lors du premier colloque de la Coalition cardio-rénale-métabolique (CRM) qui a réuni professionnels de santé, chercheurs, associations de patients et décideurs publics.
Les maladies cardiovasculaires inquiètent la majorité des Français : 84 % les citent parmi les trois catégories de maladies qu’ils perçoivent comme responsables du plus grand nombre de décès, et 51 % parmi celles qui les inquiètent le plus. Ils identifient le surpoids et l’obésité, ou encore l’HTA, ou le diabète, comme des facteurs de risque (respectivement par 80, 79 et 66%). Cependant, seuls 43% déclarent avoir déjà entendu parler du lien entre les maladies métaboliques et rénales et les maladies cardiovasculaires, dont seulement 10 % précisément.
Seuls 32 % des Français savent que la stéatose hépatique métabolique (Mash) augmente le risque cardiovasculaire, 27 % pour les dyslipidémies, et 40% pour l’insuffisance rénale chronique.
Si le lien avec le risque cardiovasculaire n’est pas connu, les Français ont certaines connaissances sur ces pathologies. Ainsi, ils identifient l’implication d’une mauvaise alimentation (68 %) et le manque d’activité physique (65 %), et ont conscience de leur gravité. "L’enjeu est donc moins de convaincre de la gravité de ces maladies que de mieux expliquer comment elles sont liées et sur quels facteurs modifiables il est possible d’agir", commente l’IHU ICAN, dans un communiqué daté du 4 novembre.
Le baromètre met, par ailleurs, en évidence des attentes concrètes concernant le parcours de soins à toutes les étapes : 69 % des Français souhaitent améliorer le diagnostic pour permettre une prise en charge plus précoce, 57 % développer des parcours de soins adaptés et coordonnés, et 55 % renforcer les actions de prévention. Le médecin traitant reste l’interlocuteur principal : 85 % des personnes interrogées estiment qu’il pourrait jouer un rôle plus important dans le dépistage précoce.
*Sondage OpinionWay pour IHU ICAN avec le soutien institutionnel de Boehringer Ingelheim, réalisé du 24 septembre au 2 octobre 2026 auprès d'un échantillon de 1 014 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Enquête réalisée en ligne.
**Fondation pour l’innovation en cardiométabolisme et nutrition.
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