Image générée par IA

Image générée par IA

France Santé : la ministre espère "pouvoir convaincre le Sénat" de son intérêt

Rayé d'un trait de plume du budget de la Sécu par la commission des Affaires sociales du Sénat, le dispositif France Santé aura-t-il les financements nécessaires pour son déploiement en 2026 ? Alors que le texte est en cours d'examen en séance publique, Stéphanie Rist veut convaincre de son utilité.

20/11/2025 Par Aveline Marques
PLFSS 2026 Politique de santé
Image générée par IA

Image générée par IA

Opération d'"affichage politique" ou "outil" au service de l'organisation des soins ? Le Sénat, qui examine depuis mercredi le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, s'apprête à débattre de l'intérêt même du dispositif France Santé. "Je suis une éternelle optimiste et j'espère que cette mesure sera votée au Sénat, même s'ils ont été assez unanimes et catégoriques en commission pour le supprimer pour des raisons qui peuvent s'entendre", a commenté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, lors d'un rendez-vous organisé par l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), ce jeudi 20 novembre. "J'ai beaucoup échangé avec beaucoup de sénateurs parce que c'est une mesure à laquelle je crois", a-t-elle insisté.

Pour la ministre, France Santé a toute sa place dans cette loi budgétaire. "On a besoin d'un vecteur législatif pour ces 150 millions d'euros en 2026", qui financeront la labellisation de 2000 structures, selon "deux modes" : le fonds d'intervention régional (FIR) et les négociations conventionnelles pour la partie maisons de santé, via un ACI.

Stéphanie Rist a rappelé les "trois objectifs" de cette labellisation : "rendre visibles toutes les organisations mises en place ces dernières années" pour améliorer l'accès aux soins, et qui restent méconnues des citoyens ; "consolider ces structures" avec, par exemple, la location de nouveaux bureaux pour accueillir des internes ou l'embauche d'une "secrétaire en plus" ; et enfin, "là où il n'y a rien", "créer un début de noyau de coordination" pour renforcer l'attractivité d'un territoire et dissiper ce "sentiment d'abandon" des habitants. Dans ces zones, le label pourra être attribué à une pharmacie, qui s'organise avec une infirmière libérale pour proposer de la téléconsultation, a redit Stéphanie Rist, bien consciente de faire grincer les dents des médecins.

En contrepartie d'une enveloppe de 50 000 euros, en moyenne, les structures devront respecter un cahier des charges : permettre un accès à un médecin dans les 48 heures, "s'il y a besoin – et c'est important de le préciser" ; collaborer avec une infirmière ; être ouvert 5 jours/7 ; et ne pas facturer de dépassements d'honoraires. Il n'est pas question de rallonger la liste, a assuré Stéphanie Rist. "Je me bats tous les jours pour pas qu'on ne rajoute des choses dans ce cahier des charges", a déclaré la ministre, qui promet : "il n'y aura pas de lourdeur, pas de nouveau projet médical".

Elle a par ailleurs tenu à rassurer les professionnels : France Santé "ne va rien remplacer, ça ne met pas fin aux organisations des professionnels", et ce financement vient s'ajouter à l'existant. C'est un "chapeau qui vient par-dessus", "un outil pour les professionnels, pour les élus, d'aménagement du territoire". Son "organisation sera co-portée par les départements", a-t-elle précisé.

Faut-il diminuer le remboursement par l'Assurance maladie des médicaments à SMR faible ou modéré?

PETIT BOBO

PETIT BOBO

Non

Supprimer le remboursement des spécialités à SMR faible est une fausse bonne idée. D'une part parce que le coût pour la sécu est... Lire plus

Photo de profil de Suzanne 42
Suzanne 42
989 points
Débatteur Passionné
Médecine du travail
il y a 8 mois
Éternelle optimiste à son âge, notre consoeur Rist ? Au point d’en faire un élément d’argumentation pour l’adoption du projet France Santé ? Fichtre comme aimait à dire un de nos maîtres quand l’un d’entre nous, ses étudiants, se montrait naïvement catégorique !
Photo de profil de F S
F S
1,4 k points
Débatteur Passionné
Médecins (CNOM)
il y a 9 mois
assez assez assez !Le jour où il n 'y aura plus de soignants mais que des administratifs vous aurez compris ? même pas, car ce sera de NOTRE faute, bien sur !!!
 
Vignette
Vignette

La sélection de la rédaction

"Le père est une personne à part entière dans la grossesse" : une consultation dédiée encore méconnue par les...
29/07/2026
8
Urgences
Urgences en plein vol ou dans le train : pourquoi des médecins hésitent parfois à répondre à l'appel
13/07/2026
55
Enquête Déontologie
ENQUÊTE. "Certains patients veulent se payer un médecin" : ces plaintes abusives qui embolisent la justice...
15/06/2026
26
"Un médecin n'est jamais en retard : l'heure de convocation n'est pas l'heure de début de la consultation"
21/07/2026
0
Internat
"Il y a un suicide tous les 18 jours" : à bout, les internes désertent leurs stages pour défendre leurs droits
28/04/2023
2
Enquête Gynécologie-Obstétrique
Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
02/04/2026
16
Chirurgie
Grands brûlés : les défis de la reconstruction cutanée
06/03/2026
3