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Plan fertilité : lancement des travaux avec 16 premières mesures

Face à l'augmentation des troubles de la fertilité et à la dégradation des indicateurs de santé maternelle et infantile, le ministère de la Santé lance des travaux en vue d'un plan visant à améliorer prévention, information et réorganisation des parcours de soins. Parmi les principales mesures, un message d'information adressé à tous les jeunes à l'âge de 29 ans.

05/02/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Gynécologie-Obstétrique
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Le comité de pilotage du plan fertilité a tenu sa première réunion le 5 février. L'occasion pour le ministère de la Santé de réaffirmer son ambition d'améliorer l’information et l’offre de santé dans ce domaine. "Le temps est à l'action", a ainsi martelé le ministère dans un communiqué. Stéphanie Rist a fait le choix d'y associer les travaux sur la santé périnatale et maternelle "pour embrasser l’ensemble du parcours des parents et futurs parents", a-t-elle précisé lors du lancement de ces travaux.

Un couple sur 8 connaît en effet des difficultés à concevoir un enfant ; et la concentration spermatique a diminué de 50 % depuis les années 1970. Concernant ce domaine de la fertilité, le plan prévoit donc d’ores et déjà 16 mesures, qui seront complétées ensuite par d'autres propositions du comité de pilotage.

Parmi ces premières mesures, la plus marquante est sans doute la diffusion d'une information "ciblée, équilibrée et scientifiquement fondée, sur la santé sexuelle et reproductive", à destination de tous les jeunes français à l'âge de 29 ans "pour éviter le "si j'avais su". Le Gouvernement l'assure, il n'y aura pas d'"injonction ni pression sociale". Des informations sur la contraception y seront ajoutées, ainsi que sur les possibilités d’autoconservation des gamètes.

A ce sujet, la ministre souhaite augmenter le nombre de centres dédiés à l'auto-conservation ovocytaire avec un objectif 70 centres en France d'ici 2028 (contre 40 actuellement). Elle souhaite également lancer les travaux pour un système national de gestion des dons de gamètes et d’embryons. Un portail national de référence sur la santé reproductive et la fertilité sera aussi créé.

Par ailleurs, le plan prévoit la mise en place d'un parcours de soins dédié à la fertilité, ainsi que des mesures visant à détecter précocement les facteurs de risque d'infertilité. Cela passe ainsi par la généralisation des plateformes Prevenir – qui sont dédiées au repérage précoce des facteur de risque –, la poursuite de la stratégie nationale de lutte contre l'endométriose et le renforcement de la prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques.

Ouverture du chantier de la périnatalité

Concernant la santé périnatale et maternelle, la ministre a lancé un "chantier national" dont l'objectif est d'identifier des leviers pour améliorer l'organisation des soins dans ce domaine. En effet, le taux de mortalité maternelle et infantile est en France supérieur à celui des autres pays européens, la mortalité maternelle stagne et la mortalité infantile, notamment néonatale, augmente légèrement depuis 2011 positionnant la France à la 23ème place des pays de l’Union européenne en 2022 (contre la 3ème en 1996). En outre, les structures de maternité souffrent d'une crise démographique majeure.

Les travaux qui seront mis en route visent donc à couvrir "l'ensemble du parcours périnatal, depuis la prévention avant et pendant la grossesse jusqu'au suivi post-natal, en passant par le fonctionnement des maternités, la gestion des urgences, la néonatologie et la prise en charge des publics les plus précaires et éloignés du système de santé", précise le communiqué ministériel. Les premières conclusions en vue d'un plan d'actions devraient être remises à la ministre d'ici juin prochain, "avec l'objectif de concilier sécurité, qualité et équité des soins périnataux sur tout le territoire".

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