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Acouphènes : les nouvelles recos de la HAS précisent la démarche diagnostique et thérapeutique
Face à l’errance thérapeutique que subissent souvent les patients souffrant d’acouphènes, la Haute Autorité de santé (HAS) publie de nouvelles recommandations pour structurer le diagnostic et la prise en charge de ces patients, en plaçant notamment les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) au premier rang du traitement.
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Les acouphènes concernent 10 à 19 % - jusqu'à 31,4 % chez les 60-69 ans – et peuvent entrainer une altération importante de la qualité de vie avec, en particulier, des troubles du sommeil de la concentration, mais aussi une anxiété.
Malgré cela, "il n’existe actuellement ni traitement ni parcours de soins coordonné", constate la HAS. Et les patients restent souvent longtemps en errance thérapeutique. Dans ce contexte, l’autorité sanitaire vient de publier des recommandations qui définissent la démarche diagnostique et stratégique. Leur objectif est de "mettre en place un parcours structuré centré sur le patient, fondé sur une approche personnalisée, coordonnée et pluridisciplinaire."
Sur le plan diagnostique, le texte rappelle les éléments de l’interrogatoire et de l’examen clinique à rechercher lors de la première consultation de soins primaire, et en particulier les signes de gravité (neurologiques, vasculaires ou otologiques), qui nécessiteraient une prise en charge en urgence. Le praticien peut caractériser les acouphènes (latéralisation, fréquence, timbre…) et leur retentissement sur la qualité de vie.
Divers tests, réalisés par un ORL, permettent ensuite d’évaluer le niveau d’audition et de caractériser la localisation de l’acouphène. Une IRM, est généralement préconisée. Enfin, la HAS recommande la réalisation d’une consultation de synthèse par le médecin de première ligne (généraliste ou ORL) pour présenter au patient l’ensemble des résultats du bilan, expliquer la physiopathologie des acouphènes, et donner des conseils.
Les TCC en priorité
Sur le plan thérapeutique, la prise en charge est pluridisciplinaire (médecins, psychologues, audioprothésistes…), coordonnée par le médecin généraliste ou ORL, et adaptée à la sévérité des acouphènes.
Les thérapies comportementales et cognitives (TCC), sont les "seules à avoir démontré à ce jour une efficacité sur les acouphènes, ainsi que d’autres approches d’accompagnement visant à réduire la détresse et améliorer le quotidien", précise la HAS. Les implants cochléaires ou les thérapies sonores peuvent aussi être envisagées.
En revanche, faute de preuves suffisantes d’efficacité ou de tolérance, les traitements médicamenteux ne sont pas recommandés, de même que la neuromodulation, l’acupuncture, le laser, ou encore les compléments alimentaires.
Et concernant les approches corporelles ou psychocorporelles, comme la sophrologie, l’hypnose ou le neurofeedback, elles "ne peuvent pas être recommandées de manière systématique pour traiter les acouphènes", même si elles peuvent "être proposées en complément pour aider à gérer certaines conséquences associées, comme le stress, l’anxiété ou les troubles du sommeil", précise la HAS.
Le soutien, par exemple par des associations, et l’information sont, aussi, un plus. Enfin, pour faciliter l’appropriation de ces recommandations, la HAS a créé plusieurs outils complémentaires : check-lists, tableau de synthèse des bilans diagnostics et des approches thérapeutiques, logigramme, exemples d’ordonnance pour les bilans).
Références :
Sources Haute Autorité de santé (16 juillet)
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