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Quatrième année de médecine générale : les internes de nouveau en grève lundi pour réclamer les textes

Le syndicat représentant les internes en médecine générale relance son appel à la grève, ce lundi 1er mars. L’Isnar-IMG souhaite que le ministère de la Santé publie les textes réglementaires relatifs à la réforme de la quatrième année d’internat tout en prenant en compte de ses revendications.

27/02/2026 Par Alexis Vignais
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Grève des internes, acte 2. Alors que les premiers Docteurs Juniors doivent faire leur rentrée en novembre 2026, l’Isnar-IMG continue d’appeler internes de médecine générale à une grève illimitée, chaque premier lundi du mois. Un mouvement qui avait pris forme fin janvier, lors du congrès de l'Isnar-IMG, après une prise de parole de la ministre de la Santé Stéphanie Rist. Objectif : que les multiples promesses politiques se transforment en textes législatifs, mais aussi que les revendications du syndicat représentatif des internes en médecine générale soient entendues.

Une seconde mobilisation que le syndicat espère plus fournie que celle de février. Les faibles retours du terrain (7 subdivisions sur 23) font état de 133 internes en grève, que ce soit pour une heure ou pour toute la journée. "C’est en deçà de nos attentes et de la colère réelle que ressentent les internes", lance Atika Bokhari, présidente de l’Isnar-IMG, qui évoque le chiffre de "15% de grévistes dans les plus grandes subdivisions."

Une rémunération "au plus proche de notre exercice futur"

L'enchaînement des mobilisations pourrait expliquer ces chiffres. "C'est compliqué pour les internes de justifier leur absence au travail, ça les met un peu en porte à faux avec leurs services", ajoute la syndicaliste évoquant également "une perte d’espoir" face au manque de "réelles avancées". Les récentes promesses de Stéphanie Rist, lors du congrès de l’Isnar-IMG, ne sont donc pas suffisantes pour la syndicaliste. "On n'a toujours pas les textes, donc le préavis de grève est toujours d’actualité."

Un préavis, qu’Egora a pu consulter, et qui fait état des diverses revendications du syndicat à l’image "du plafonnement du nombre de consultations pour les Docteurs Juniors" ou "du plafonnement du nombre d’étudiants par MSU".

Deux points qui avaient été abordés par Stéphanie Rist, le 23 janvier dernier. La Ministre ayant indiqué vouloir fixer un "nombre maximum d'étudiants ou d'internes" par maître de stage et souhaiter "que les agréments de terrains de stage soient réexaminés lorsque le nombre de consultations réalisées par un Docteur Junior dépasse 2400 en moyenne par semestre." Des promesses qui vont dans le bon sens selon l'Isnar-IMG, mais qui préfère rester prudent : "On nous a déjà promis des textes, mais finalement, ils n'ont jamais été publiés", rappelle Atika Bokhari.

Dans le reste des revendications, l’Isnar-IMG souhaite des modalités de participation à la permanence des soins dignes et professionnalisantes. "On demande une rémunération qui soit au plus proche de notre exercice futur, c'est-à-dire une rémunération à l'acte, calé sur le modèle libéral. Or là, les textes qui vont sûrement être publiés sont des modèles forfaitaires, ce qui a très peu de sens pour nous", complète Atika Bokhari. À ce sujet, la Ministre avait promis que les gardes de PDSA des futurs Docteurs Juniors de médecine générale seraient rémunérées au niveau des gardes des seniors, soit 422 euros. "C'est largement insuffisant […]", regrette la syndicaliste qui appelle à ce que cette rémunération soit "revalorisé". 

L'Isnar-IMG appelle enfin à la "sécurisation du modèle pour les MSU en instaurant une rémunération adaptée", ainsi qu'à "l'ouverture de postes d'enseignants en médecine générale".

Un formulaire sera mis à disposition par le syndicat afin que les internes puissent se déclarer comme gréviste. Un document qui sera ensuite à remettre à la direction des affaires médicale, au CHU ou au CH concernée. L’Isnar-IMG encourage également les futurs grévistes à "mettre en copie le syndicat local pour qu'ils puissent nous informer et nous faire des remontées sur les chiffres."

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