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L’essor des biothérapies à base d’anticorps
Les biothérapies à base d’anticorps ont le vent en poupe. Disponibles depuis les années 2000, initialement en oncologie et dans le traitement de maladies auto-immunes, elles se sont élargies à d’autres domaines thérapeutiques.
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Actuellement, 215 anticorps sont autorisés en Europe avec un doublement ces 10 dernières années. Et 187 (visant 197 indications distinctes) sont en développement, dont 110 pourraient arriver sur les marchés internationaux d’ici 2030, révèle l’étude Horizons Scanning 2026, publiée par les entreprises du médicament (Leem).
Les domaines de développement concernent principalement l’oncologie (avec 100 molécules en développement), ainsi que les maladies auto-immunitaires et inflammatoires chroniques (avec 40 molécules). En outre, "87 d’entre eux ciblent 102 maladies pour lesquelles ils seront les premiers de cette classe thérapeutique en Europe, et dont près de la moitié sont des maladies rares".
Mais face à cet enjeu thérapeutique, source potentiellement de progrès majeurs pour les patients, le Leem alerte sur un "risque clair de décrochage européen". Plus spécifiquement en France, près d’un tiers des 144 anticorps en développement clinique en Europe ne fait l’objet d’aucun développement. C’est le cas par exemple, des anticorps ciblant la maladie d’Alzheimer, alors qu’il en existe deux en développement en Europe.
Dans ce contexte, le Leem appelle à "ne pas rater le coche de ces innovations", en sécurisant l’attractivité de l’Europe pour les essais cliniques, en accélérant les procédures d’évaluation et l’accès au marché, ainsi qu'en garantissant des conditions économiques adaptées. "Les biothérapies à base d’anticorps redessinent la médecine de demain", analyse Thibaut Victor-Michel, Président de la commission Recherche et Innovation du Leem. "Anticiper ces innovations est essentiel pour que ces progrès puissent bénéficier rapidement à tous les patients qui en ont besoin. Cette dynamique est une opportunité pour l’Europe de rester un continent d’accès à l’innovation et d’excellence des soins, conclut-il.
Références :
Communiqué du Leem, 25 mai.
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