"Mépris" lors des négos conventionnelles : la CSMF appelle tous les médecins à stopper les actes gratuits | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

"Mépris" lors des négos conventionnelles : la CSMF appelle tous les médecins à stopper les actes gratuits

La CSMF a annoncé mercredi 7 octobre son intention de quitter la table des négociations conventionnelles. Le syndicat a dénoncé un mépris de la médecine libérale alors que seuls 300 millions d'euros doivent être alloués à la médecine de ville contre 28 milliards dégagés pour l'hôpital (dont 13 milliards de rachat de dette). La CSMF appelle tous les syndicats à l'unité.
 
 

"La CSMF appelle tous les syndicats et tous les médecins à s'unir", a annoncé son président le Dr Jean-Paul Ortiz lors d'une conférence de presse réalisé ce jeudi 8 octobre. La veille, le principal syndicat de médecins libéraux annonçait son intention de "claquer la porte" des négociations face au "manque renouvelé de considération du gouvernement", voire de "mépris".

Jean-Paul Ortiz qui avait "un grand espoir dans le Segur de la santé" a vite déchanté. S'il félicite les avancés salariales obtenues par les salariés hospitaliers, il regrette que "les promesses" de négociations conventionnelles "dodues" faites aux libéraux se soient vite effondrées par "une lettre de cadrage très étroite" du ministre de la Santé Olivier Véran. "Les tarifs ridicules et insultants alloués à la téléexpertise" et l'annonce des 300 millions dévolus à médecine de ville alors que 28 milliards ont été dégagés pour l'hôpital dont 13 milliards de rachat de dette.

Baisse du chiffre d'affaire

Le président de la CSMF est "tombé de sa chaise" en découvrant le contenu du PLFSS. "Les médecins généralistes en 2020 vont avoir une sous-exécution de l'Ondam donc une baisse du chiffre d'affaire de 500 millions d'euros. Quant aux spécialistes, la sous-exécution de l'Ondam représente une baisse de chiffre d'affaire de 1 milliard d'euros", s'est indigné le Dr Ortiz.

"Olivier Véran a annoncé très clairement dans la presse qu'il n'y aurait pas de revalorisation tarifaire pour la médecine de ville. La coupe est pleine", a ragé Jean-Paul Ortiz en rappelant que les prochaines négociations conventionnelles ont été repoussées aux 31 mars 2021. "Les revalorisations éventuelles ne verront le jour qu'au 4ème trimestre 2023. Nous avons donc trois ans de blocage tarifaire", s'est révolté le président de la CSMF. Pour rappel, le C à 25 euros avait été négocié lors des négociations de 2017.

"Une attente de 6 ans et demi avec les mêmes tarifs n'est pas de nature à résoudre les déserts médicaux, à inciter les jeunes à installer ou à réduire les délais d'attente. Il s'agit d'un choix politique clair d'orienter le système de santé vers l'hôpital er d'abandonner la médecine de ville. Cette décision est mortifère pour la santé des Français", s'est offensé Jean-Paul Ortiz pour justifier sa décision de "claquer la porte" des négociations conventionnelles.

En guise de protestation, la CSMF demande...

22 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…