@Andrey Popov/ Stock.adobe.com
6926 euros : le salaire net moyen des médecins hospitaliers en légère baisse en 2024
Hors inflation, le salaire net moyen des praticiens hospitaliers a diminué de 0.3% en 2024, révèle une étude de la Drees diffusée ce jeudi 7 mai. Une baisse qui s'explique par le rajeunissement de cette catégorie.
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En 2024, un agent de la fonction publique hospitalière (FPH) a perçu en moyenne 2 896 euros nets par mois en équivalent temps plein, soit une hausse de 2.7% par rapport à 2023. Corrigé de l’inflation (+2,0 % en 2024), ce salaire a augmenté de 0,7 % en euros constants, après deux années de baisses consécutives (-0,9 % en 2023 et -0,4 % en 2022). Une hausse qui s'explique notamment, selon la Direction de la recherche, de l'évaluation, des études et des statistiques (Drees), par la hausse du point d'indice des fonctionnaires en juillet 2023 et par les primes perçues pour les Jeux olympiques et paralympiques à l'été 2024.
Effet de "noria"
Mais cette moyenne recouvre de fortes disparités, selon les statuts des 1.3 million d'agents qui exerçaient fin 2024 dans les hôpitaux et établissements médico-sociaux : 2691 euros pour les fonctionnaires (+1% en euros constants), 2192 euros pour les non-fonctionnaires (contractuels ou bénéficiaires de contrats aidés, +0.8%) et 6926 euros pour les personnels médicaux* - personnels enseignants et hospitaliers compris**. "Il s’agit de la seule catégorie d’emploi dont le salaire net moyen diminue en euros constants (-0,3 %)", relève la Drees, qui explique cette baisse "principalement par le renouvellement des praticiens hospitaliers". "Les jeunes générations entrantes sont moins rémunérées que les plus âgées sortantes (effet de "noria"). Cet effet joue d’autant plus sur l’évolution du salaire moyen que les personnels médicaux sont relativement nombreux aux âges de départ à la retraite : 18 % d’entre eux ont 60 ans ou plus", souligne l'étude.

La publication met également en lumière la persistance des disparités salariales entre hommes et femmes dans la FPH. En 2024, le salaire net moyen des femmes reste inférieur de 19,1 % à celui des hommes (-0.6 point sur un an), "ce qui est très supérieur à l’écart salarial dans l’ensemble de la fonction publique (10,1 %)". En cause, la "sous-représentation des femmes au sein des emplois les plus rémunérateurs : parmi les 10 % des agents les mieux rémunérés, 59 % sont des femmes, alors qu’elles représentent 79 % des 10 % les moins rémunérés." A profil comparable, c’est-à-dire à âge, grade, statut et type d’employeur identiques, cet écart s’établit à 4,7 % (+0.2 point).
*hors sages-femmes, réparties dans les catégories des fonctionnaires et des non-fonctionnaires selon leur statut.
**Seule la rémunération des heures effectuées dans la FPH est prise en compte, leur activité d’enseignement et de recherche et la rémunération qui y est associée étant comptabilisées dans la fonction publique d'Etat. Les internes et externes sont exclus du champ de cette publication.
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