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Réforme de la 4A : les internes dénoncent un "chaos annoncé"

Alors que les futurs docteurs juniors doivent arriver sur le terrain dans six mois, le syndicat représentatif des internes de médecine générale dénonce une réforme calée sur un modèle hospitalier qui pourrait nuire à l'attractivité de la médecine générale et dégrader l'offre de soins ambulatoires. 

05/05/2026 Par Alexis Vignais
4ème année de MG
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L'Isnar-IMG ne mâche pas ses mots qui qualifier la réforme de la quatrième année, qui doit prendre forme en novembre prochain. Le syndicat représentatif des internes de médecine générale regrette le retard pris dans la publication des textes réglementaires, notamment concernant la PDSA. "Malgré un engagement renouvelé de Madame la Ministre en janvier lors de notre Congrès, les textes sont soit absents, soit contraires aux engagements pris et demandes des internes. L’absence d’un cadre clair plonge les internes et leurs encadrants dans une incertitude majeure", écrit le syndicat par voie de communiqué.

Une colère palpable qui s’ajoute à une crainte : celle d’un nombre insuffisant de stages ambulatoires et la mise en place "d’un modèle hospitalier". "Seuls 50 % des départements de Médecine Générale déclarent disposer d’un nombre suffisant de terrains de stage ambulatoires", ajoute le syndicat reprenant un chiffre révélé par Egora, en mars dernier. "Les docteurs juniors sont détournés de l’exercice en ville. Ce scénario, que nous avions anticipé, résulte d’une réforme construite sans concertation réelle avec les internes."

"Les internes ne choisissent pas la médecine générale"

Une réforme qui pourrait avoir des répercussions sur "l’attractivité de la médecine générale" et entraîner "une diminution des installations en libéral", pense le syndicat. "Depuis quelques années, on avait l'impression d'améliorer la qualité de notre formation", reprend Atika Bokhari, présidente de l’Isnar-IMG, évoquant l’ouverture de stages en ambulatoire ou encore "[l’] essor" de la recherche en médecine générale. Mais "l’incohérence" de cette quatrième année pourrait changer les choses. "Depuis quelques années, les internes ne choisissent pas la médecine générale car ils se disent "je vais choisir l'internat mais je ne sais pas ce que je vais faire la dernière année", affirme la représentante syndicale, contactée par Egora.

"Cette réforme s’apparente à un pansement de démagogie sur une jambe de bois, reprend le communiqué. [...] Si le Gouvernement persiste dans cette voie, les acteurs de terrain, nos élus et nos concitoyens doivent s'attendre à une dégradation significative de l’offre de soins ambulatoires." Ainsi, l’Isnar-IMG, lance un appel solennel. "Nous sollicitons l’ensemble des décideurs politiques afin d’obtenir leur soutien pour corriger rapidement les dérives de cette réforme, qui conduisent à une exploitation des futurs médecins généralistes et mettent en péril l’accès aux soins de premier recours."

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Marie GILARDI

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