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"Importante mais non prioritaire" pour le MG : des leviers pour améliorer de la vaccination des ados

Comment améliorer la couverture vaccinale des adolescents ? Pour répondre à cette question des chercheurs de Santé Publique France ont mené une étude qualitative visant à identifier les freins dans ce domaine, et proposer des pistes d’amélioration.

06/05/2026 Par Dre Marielle Ammouche
Santé publique
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Trente médecins généralistes, résidant en France hexagonale et ayant une patientèle d’adolescents, ont été interrogés.

Il a ainsi été mis en évidence que l’insuffisance de couverture vaccinale est "rarement due à un manque d’adhésion à la vaccination dans cette tranche d’âge, de la part des médecins", confirment les auteurs. Les praticiens ont confiance dans les vaccins et soutiennent les recommandations des autorités sanitaires. Ils se sentent compétents et sont engagés dans cette mission. Cependant la vaccination dans cette tranche d’âge apparait "importante mais non prioritaire, utile mais non structurante, souhaitable mais pas toujours directement mobilisable", affirment les auteurs.

Les freins apparaissent plutôt d’ordre organisationnel. Ainsi, les motifs de non-application systématique des recommandations du calendrier vaccinal viennent du fait que les adolescents consultent rarement leur médecin, d’une difficulté à intégrer ce sujet lors de la consultation occasionnée souvent par d’autres motifs, de l’absence de carnet de santé, et de contraintes de temps lors de ces consultations. Il peut s’y ajouter une certaine hésitation vaccinale de la part des parents.

Le "caractère non urgent" 

Concernant les facteurs émanant du médecin, les auteurs soulignent "le sentiment chez de nombreux médecins du caractère non urgent de ces vaccins." En outre, certains éléments du calendrier vaccinal peuvent être en cause. Ainsi, le fait que les tranches d’âges soient larges chez les adolescents, et que le calendrier vaccinal change fréquemment ne facilitent pas l’appropriation des recommandations dans ce domaine.

Parmi les pistes d’amélioration, les auteurs conseillent donc l’élaboration de supports "plus adaptés aux contraintes de la pratique de la médecine générale", lors des consultations (outils de rappel, support concrets papiers ou dématérialisés). Ils proposent aussi "une réflexion sur le passage d’une logique de tranches d’âge à celle d’âges fixes" pour les recommandations vaccinales. Enfin, ils conseillent le développement des consultations de suivi médical de l’adolescent, à 11-13 ans, et 15-16 ans, pour "disposer d’un moment favorable à la proposition vaccinale par les médecins généralistes."

Références :

Sources : Santé Publique, Bulletin épidémiologique hebdomadaire (5 mai) 

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