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Salaire plafonné : à l'AP-HP, des opérations déprogrammées suite au boycott des infirmières intérimaires

Depuis début octobre, certains hôpitaux parisiens peinent à combler les trous dans les plannings des blocs opératoires, rapporte Libération. Protestant contre la baisse de leur rémunération, les infirmières intérimaires annulent et refusent les missions.

19/11/2025 Par Aveline Marques
Infirmières Hôpital
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"J’ai dû reprogrammer dix interventions depuis début octobre, témoigne un chirurgien dans Libération. Des opérations censées déboucher les artères de la jambe, de la carotide pour traiter des anévrismes cardiovasculaires… On a été dans l’impossibilité d’opérer deux mercredis de suite !". Un autre praticien, témoignant dans les colonnes du quotidien, rapporte lui avoir dû "reporter quatre interventions de reconstruction maxillo-faciale sur des enfants". "Ce genre d’opérations, les familles s’y préparent des mois à l’avance. C’est un traumatisme pour tout le monde", se désole-t-il.

Depuis le début du mois d'octobre, les hôpitaux parisiens sont confrontés à des annulations et des refus de missions d'intérim chez les paramédicaux, notamment au sein des blocs opératoires. Rien que pour la journée du 1er octobre, 500 missions ont été annulées, indique la direction de l'AP-HP à Libération.

En cause : l'entrée en vigueur des nouveaux tarifs horaires plafonnés pour les missions de travail temporaire. Ils sont fixés à 54 euros pour une IDE et à 73 euros pour une infirmière anesthésiste (Iade) ou une infirmière de bloc opératoire (Ibode). Une somme qui comprend l'ensemble des dépenses susceptibles d'être engagées par l'établissement : la rémunération du professionnel, ses frais mais aussi la rétribution de l'agence. "On nous a annoncé seulement mi-septembre que nos salaires allaient baisser, et pour certaines d’un tiers ! Ça a été un vrai choc", témoigne une infirmière de bloc.

Pour faire face à cette crise des ressources humaines, l'AP-HP a dégainé mi-octobre des contrats de vacation à la journée ou à la semaine, rémunérés à leur ancien tarif d’intérim. Depuis début novembre, les RH proposent également "des embauches en tant que titulaires mais avec des organisations de travail plus innovantes notamment le choix de son planning". Les difficultés sont désormais "ponctuelles", assure au quotidien le Pr Bahram Bodaghui, président des CME à l’AP-HP Sorbonne Université-la Pitié, Tenon, Saint-Antoine, Trousseau.

Plusieurs recours ont été déposés au Conseils d'Etat par les sociétés d'intérim, contraintes de réduire leur marge. 

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