Aurélien Rousseau à l'Assemblée nationale (capture image LCP)
"Il faut que ce mouvement prenne fin" : l'ancien ministre Aurélien Rousseau fustige le jusqu'au boutisme des médecins
S'il juge le mouvement de grève des médecins "légitime", le député des Hauts-de-Seine reproche aux organisations syndicales, qui ont éconduit la ministre de la Santé, de "refuser le dialogue" au risque d'"enliser le conflit dans une impasse".
Aurélien Rousseau à l'Assemblée nationale (capture image LCP)
Le mouvement de grève des médecins était "légitime", mais son objectif est désormais "atteint", considère l'ancien ministre de la Santé, Aurélien Rousseau, dans un texte publié dimanche 11 janvier sur le réseau social X. Les grévistes ont démontré "que le système de santé ne peut pas tenir sans la médecine libérale" et ont fait passer le "message d'un ras-le-bol que nous, politiques, devons entendre", souligne le député Place publique des Hauts-de-Seine : "On ne peut pas changer les règles du jeu chaque année" dans la loi de financement de la Sécurité sociale. "Je nous appelle collectivement, députés comme sénateurs, à retenir la leçon : ne déstabilisons plus à l'avenir le contrat passé entre la Cnam et les médecins libéraux."
Se respecter mutuellement pour sortir de l’impasse : je réaffirme quelques convictions à l’occasion du mouvement actuel de la médecine libérale. pic.twitter.com/q4RnUwjxlh
— Aurélien Rousseau (@aur_rousseau) January 11, 2026
Mais pour l'élu, qui "condamne la violence de certaines attaques contre la ministre et la Cnam", "il faut que ce mouvement prenne fin". Les urgences vont "entrer dans la zone de rupture", alerte Aurélien Rousseau, qui fustige le refus des syndicats de rencontrer Stéphanie Rist en marge de la manifestation parisienne, samedi. "Refuser le dialogue, c'est refuser de sortir d'un conflit qui va s'enliser dans une impasse. Si l'idée est de pousser le système à la rupture ou d'obtenir un scalp quelconque, et de n'accepter de discuter qu'ensuite, alors ce mouvement ne sera pas à la hauteur du moment dans lequel nous nous trouvons partout en France", lance-t-il.
Un message qui n'a pas manqué de faire réagir le Dr Jérôme Marty. "L'intersyndicale n'est en rien jusqu'au boutiste, ce mouvement est annoncé depuis 7 mois pour la partie plateaux techniques lourds et 2,5 mois pour la médecine de ville, et les points que nous avons soulevés en intersyndicale sont d'une extrême gravité", lui répond le président de l'UFML-S.
Lors d'une conférence de presse, samedi, les syndicats ont fait part de leur déception devant l'absence de réaction du Gouvernement. "Ce mouvement est historique. […] On s'étonne de n'avoir aucun contact réel avec les politiques. Hormis des communications épistolaires de la ministre qui nous dit 'ma porte reste ouverte', ce qui ne veut globalement rien dire, on n'a rien, a lancé Jérôme Marty face à la presse. Ce que l'on attend, c'est des propositions de la part du Premier ministre ou de la ministre de la Santé, des propositions qui sont en lien avec nos revendications. Et à ce moment-là, nous déciderons en fonction de ces propositions, si oui ou non ça vaut le coup d'aller négocier."
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