@ RafMaster/Stock.adobe.com
Budget de la Sécu : les dépenses de soins de ville limitées à +1%
Présenté ce jeudi 1er octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 prévoit de ramener le déficit des régimes obligatoires de base de 21,8 milliards d'euros en 2026 à 12,7 milliards l'an prochain.
@ RafMaster/Stock.adobe.com
Le déficit de la Sécurité sociale, "qui est probablement de tous les déficits le plus insupportable de tous parce qu'il revient à faire payer aux générations futures le poids de la protection sociale d'aujourd'hui", sera réduit de près de moitié en 2027, passant de 21,8 milliards à 12,7 milliards, a annoncé, ce jeudi, David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, lors de la présentation des PLF et PLFSS pour 2027 à la presse.
Pour cela, le Gouvernement prévoit notamment de maîtriser la progression des dépenses de santé. Ainsi la hausse de l'Objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) sera contenue à 2 % (contre 3 % en 2026), pour un montant de 278,7 milliards d'euros. L'enveloppe destinée aux établissements de santé augmentera de 3 % (116 milliards d'euros) quand celle des soins de ville n'augmentera que d'1 % (118,3 milliards d'euros).
Au-delà des mesures déjà prises par le Gouvernement, notamment des transferts de dépenses vers les complémentaires, le texte intègre de nouvelles mesures d'économies à hauteur de 5,1 milliards d'euros dans le champ de la santé. Celles-ci porteront essentiellement sur les médicaments, avec des baisses de prix et la mise en œuvre d'une contribution spéciale ciblant les groupements de pharmacies d'officine.
Un milliard d'euros seront également à aller chercher du côté des arrêts maladie. Si le Gouvernement a en effet déjà serré la vis (lutte contre le nomadisme médical, sanctions des comportements abusifs, réduction à un an de la durée d'indemnisation pour les ALD "non exonérantes", limitation de la durée de l'arrêt à un mois en cas de premier arrêt…), il entend aller plus loin en confiant aux partenaires sociaux le soin de mener "une réflexion structurelle sur l'indispensable réforme des arrêts maladie". Ces derniers devraient être saisis dès "cette semaine", selon le Gouvernement.
Sera aussi reconduite en 2027 la taxe visant les complémentaires santé.
Des priorités seront toutefois "préservées" dans le champ de la santé, a indiqué la ministre Stéphanie Rist. A commencer par "l'investissement pour l'hôpital". L'Ondam établissements de santé permettra de "soutenir les tarifs hospitaliers et garantir leur stabilité par rapport à 2026".
Les retraités seront également mis à contribution, à hauteur de 5,5 milliards d'euros. Le PLFSS propose, par exemple, de revaloriser au niveau de l'inflation uniquement les pensions dont le montant total est inférieur au niveau de pension garanti pour une personne ayant une carrière complète, soit 1 260 euros. Deux tiers des retraités qui touchent plus de 1260 euros ne seront donc pas concernés. Montant des économies potentiellement réalisables : 4,1 milliards d'euros.
Plus d'informations à venir sur Egora.fr
La sélection de la rédaction
Les oraux ont-ils leur place dans les examens de médecine ?
Suzanne 42
Non
Les oraux CLASSANTS n'ont pas leur place à mon avis car, si imparfaites que puissent être les épreuves écrites, celles-ci demeuren... Lire plus