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Les hôpitaux publics réclament un Ondam à 3,9% pour 2027
Lors de sa conférence de presse de rentrée, la Fédération hospitalière de France (FHF) est revenue, ce mardi 8 septembre, sur la situation financière "profondément dégradée" des hôpitaux publics et a appelé à la fixation d'un Ondam à 3,9% pour l'hôpital.
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"La situation financière des établissements publics demeure profondément dégradée. Après avoir atteint près de 3 milliards d'euros en 2024, leur déficit devrait encore se situer aux alentours de 2,3 milliards en 2025, a relevé Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, lors de la conférence de presse de rentrée de la fédération. Cette situation s'explique notamment par un sous-financement - hélas désormais structurel - des dépenses de personnel, estimé par l'Inspection générale des affaires sociales à 1,7 milliard d'euros."
Le nombre de séjours (hors obstétrique) a augmenté de 10 % entre 2023 et 2025, tandis que les effectifs n'ont progressé que de 1,5% sur la même période, rapporte la FHF. "Ces chiffres établissent clairement la productivité réalisée par l'hôpital public", s'est félicitée Zaynab Riet. "Une dynamique favorable qui se traduit également dans l'évolution de l'absentéisme. En 2022, le taux d'absentéisme avait atteint 11,1 %. Il s'établit à 9,3 % en 2025 au global, et même à 8,6 % dans les CHU, une baisse de deux points en trois ans qui se poursuit en 2024 et 2025", a souligné la déléguée générale. "Cette évolution témoigne des efforts qui sont engagés pour recruter pour améliorer les conditions d'exercice et stabiliser et fidéliser les équipes", a-t-elle ajouté.
Malgré ces éléments d'amélioration, la trésorerie des hôpitaux publics est mise en difficulté. "Les déficits accumulés année après année épuisent progressivement les réserves des établissements, ce qui se traduit par le retardement des projets d'investissement et l'allongement des délais de paiement des fournisseurs", déplore Zaynab Riet, qui estime que "les principaux gisements d'efficience se trouvent désormais à l'échelle de l'ensemble du système de santé".
"Préserver un système de santé qui protège, en dépit de l'instabilité du monde"
La FHF demande donc une progression de l'objectif national des dépenses d'Assurance maladie (Ondam) à 3,9% pour 2027, soit 4.4 milliards d'euros supplémentaires. "3,2 % doivent permettre de financer l'évolution des besoins de santé à couvrir. Le supplément de 0,7% compense la hausse des cotisations retraite qui a été décidée de manière unilatérale. Les crédits destinés aux soins n'ont pas à financer le déséquilibre du régime de retraite. C'est injuste. Cette compensation doit donc être clairement identifiée, intégrale et pérenne, en dehors de l'enveloppe consacrée aux soins", a réclamé Zaynab Riet.
"La FHF mesure, bien sûr, pleinement les contraintes qui pèsent sur les finances publiques. Nous savons que les économies sont nécessaires et nous affirmons que celles-ci sont possibles par la pertinence des soins, la prévention, une meilleure organisation territoriale et une contribution équitable de tous les acteurs de la santé, a conclu Arnaud Robinet, président de la FHF. L'effort doit améliorer notre système de santé, pas affaiblir ceux qui en assume chaque jour les missions les plus lourdes."
Comme chaque année, la Fédération hospitalière de France a également renouvelé sa demande d'une loi de programmation en santé. "Nous demanderons à l'ensemble des candidats de s'engager à faire adopter cette loi, dès l'automne 2027", a affirmé Arnaud Robinet. "Il en va de notre capacité à assurer un accès universel aux soins pour toutes et tous et ce, partout sur le territoire ; et préserver l'excellence de nos services ou de notre service public. Autrement dit, à préserver un système de santé qui sauve des vies, qui protège, en dépit de l'instabilité du monde."
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