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Arrêts maladie : le Gouvernement va consulter les partenaires sociaux avant une "réforme ambitieuse"

Alors que le Gouvernement veut réduire le coût des arrêts maladie, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a indiqué le lancement prochain de discussions avec les partenaires sociaux. 

21/09/2026 Par Sandy Bonin
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"Le Premier ministre souhaite qu'un travail soit engagé avec les partenaires sociaux autour des arrêts maladie. [...] Donc on est appelé à ouvrir des discussions autour de ça", a déclaré le ministre aux partenaires sociaux à l'occasion de la clôture des travaux de la Conférence travail emploi retraites. 

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a indiqué jeudi compter sur "des efforts sur les arrêts maladie, pour environ 2 milliards d'euros". Il avait appelé fin août syndicats et patronat à négocier sur ce sujet pour voir "comment le dialogue social peut s'en emparer, nous donner des solutions". 

Deux décrets publiés au Journal officiel le 18 septembre ont également modifié les règles relatives à la durée maximale d'indemnisation des arrêts maladie à compter du 15 octobre prochain. Pour certaines affections relevant du dispositif des ALD non exonérantes, l'indemnisation des arrêts de travail sera désormais limitée à un an. Un dispositif de sanction des assurés qui sollicitent des arrêts non justifiés est également introduit. 

Le ministre du Travail veut également miser sur la prévention. "Tout ce qui est prévention est absolument majeur", a-t-il indiqué, estimant que "la meilleure manière de gérer les arrêts de maladie, c'est qu'il y ait moins de maladies". 

Jean-Pierre Farandou a aussi évoqué, sans plus de détails, viser "une réforme ambitieuse autour d'une structuration différente des paramètres, notamment entre arrêts courts et arrêts longs". "Quand on se compare à d'autres pays européens, il y a d'autres logiques qui sont en place et on pourra l'évoquer", a relevé le ministre. 

Autre thématique évoquée pour ces discussions : "la responsabilisation des acteurs, que ce soit prescripteurs ou usagers". 

[avec AFP] 

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FRANCOIS CORDIER
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Médecine générale
il y a 1 mois
18 septembre 2026 Budget de la Sécurité sociale : 2 milliards d'euros d'économies en vue sur les arrêts maladie Le simple fait de prétendre réduire "à bon droit gouvernemental" la durée d'un arrêt de travail en dit plus long sur les arrières pensées des décideurs que ce qu'ils osent dire en assemblées ou devant les médias: - ils soupçonnent donc les bénéficiaires d'arrêts de travail * d'opportunisme et de paresse, * d'abus de biens "sociaux" et * de manque de solidarité citoyenne envers ceux qui cotisent à la grande tire-lire et qui continuent à travailler dans un état de santé comparable, et envers leur équipe de travailleurs restés à leur poste et enfin envers leur entreprise et leur entrepreneur-employeur. Cette esquive politique langagière (peut-on dire omerta ?) nous permet d'étendre notre hypothèse au cas du chômage puisque les indemnités en sont également prélevées sur la caisse commune au bénéfice de quelques-uns (de plus en plus nombreux paraît-il). Ladite esquive permet aussi aux décideurs de passer sous silence les différences de comportement entre classes sociales selon la durée de leur délai "de carence" qui varie de 1 à 3, voire à 90 jours pour les médecins libéraux. - nos "grands décideurs" soupçonnent donc tout un chacun simplement en vertu de l'avertissement (prémonitoire ?) d'un économiste du XIXième siècle Frédéric BASTIAT qui prédisait déjà que "donner à quelqu'un un droit d'accès à une réserve financière commune, c'est lui donner licence d'abuser du bien de tous les autres". Les compagnies d'assurances, qu'elles soient privées ou publiques (même monopolistes) qui mettent en commun les cotisations de leurs ressortissants ne peuvent que considérer comme suspect chacun d'entre eux dès lors qu'il sollicite une "dépense" sur ce bien collectif. Le soupçon est structurellement consubstantiel du collectivisme. La monstruosité du paradoxe collectiviste (mutualiser solidairement / soupçonner tout un chacun) qui alimente les régimes de terreur ne pourra être écartée qu'en partageant la ressource commune en autant de comptes épargne sociaux personnels que de cotisants, ce qui est la seule voie de "responsabilisation" des individus citoyens cotisants-usagers. Comme la dignité, la responsabilité ne se décline qu'au singulier de la personne humaine, du sujet. Les discours politiques actuels de responsabilisation des "masses populaires" n'ont donc aucun sens et sont donc foncièrement mensongers et hypocrites . Cela ne durera que . . . jusqu'à la faillite de l'actuel système collectiviste d'assurance-prévoyance. Patience !
 
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